Laboratoire musical, Non classé, Project studio

Pourquoi des processeurs plutôt que des plugins ?

J’ai récemment mis à jour ma chaîne audio d’enregistrement avec un compresseur en hardware (le KT-2A de Klark Teknik). J’avais l’habitude d’utiliser un compresseur en plugin (le CLA 2A de Waves est pas mal !) et donc de véritablement construire mon son « in the box », dans l’ordinateur. Tant qu’on n’a pas utilisé de compression, on ne sait pas ce que va donner le résultat, c’est un paramètre déterminant pour l’aspect du son.
Avec le temps, j’ai compris qu’il fallait essayer d’enregistrer comme s’il n’y avait pas de post-production, pour faire de son mieux sans remettre à plus tard la résolution d’un problème. J’ai envie de changer d’approche, non, d’ajouter une approche à ma palette : l’approche directe, la philosophie du court trajet.


Bidouiller sur l’ordi, c’est rigolo et passionnant. Mais pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Est-ce qu’utiliser plusieurs processeurs c’est faire simple ? Oui, avoir un son exploitable avant même d’avoir allumé son ordinateur, c’est faire simple.
La philosophie du court trajet, c’est l’idée du plug & play. Et ça, c’est se simplifier la vie : si j’enregistre un signal non-traité, ce signal brut a peu de chance d’être utilisable tel quel. Il faudra 9 fois sur 10 compresser (pas forcément beaucoup) et retravailler le spectre avec un EQ. Si on fait une prise de voix ou d’instrument acoustique avec un micro classique, on n’aura que de légères rectifications à apporter. S’il s’agit d’une guitare électrique, il faut véritablement fabriquer le son, car tout est possible puisque ce n’est pas un instrument acoustique mais un signal capté par des micros magnétiques et retranscrit dans un ampli pour donner du corps à des cordes de guitares électriques qui sembleraient bien faiblardes si on n’était pas branché. Ecoutez vos guitaristes électriques préférés, il n’y a pas deux fois le même son, chacun a son propre son, qui lui ressemble.
J’utilise beaucoup les pédales SansAmp de Tech 21 NYC (photo ci-dessous), qui émulent très bien toutes sortes d’amplis de couleurs différentes (la couleur, c’est le caractère, le timbre d’un son). Une infinité de combinaisons de réglages sont possibles pour chacune, tout comme pour un vrai ampli.

Si le son est déjà prêt avant l’étape d’enregistrement/mixage, alors je peux retrouver les bonnes sensations du live et mieux extrapoler comment utiliser l’instrument par rapport au morceau en cours d’enregistrement. En fait je n’aurais plus à extrapoler, j’entendrais le son tel qu’il sera enregistré, déjà caractérisé. Et si j’ai un préréglage idéal, ce sera un bon point de départ à chaque fois pour avoir un son de guitare que j’estime réaliste : techniquement viable donc utilisable, personnellement à mon goût donc une extension instrumentale de ma voix, et intelligible pour d’autres gens qui pourraient l’entendre sans (trop) grimacer si possible.
Je n’aurai pas forcément toujours besoin de tous mes processeurs externes, je peux toujours faire des prises directes, tout droit dans ma carte son, pour avoir le signal le plus pur possible. Seul le résultat compte, peu importe la méthode. Si je compte sur le hardware, c’est pour avoir un bon résultat avec le minimum de galères (voire aucune, soyons gourmands !). Pour gagner en vitesse, et pouvoir être encore plus productif en encore moins de temps. Et pouvoir peut-être enfin partir en vacances sans une to-do list écrasante pour mon retour.

Dernier arrivé, je n’allais pas juste poser le compresseur sur les autres processeurs. Dans un premier temps, le défi était de lui trouver sa place dans le circuit… et dans mon meuble aussi. Les processeurs ont les potentiomètres en façade, mais ma carte son (SPL Crimson avec les lumières oranges sur la photo ci-dessus) a ses contrôleurs sur le dessus. J’ai donc réarrangé tout ça, ajouté une étagère, et placé à part le processeur un peu plus superflu (le processeur de reverb).
Généralement, dans un « vrai » studio, les processeurs sont encastrés dans des meubles, ou empilés et vissés en rack, dans des petits meubles prévus à cet effet. J’ai opté pour les fils de fer souples pour attacher les processeurs les uns aux autres. Et j’ai mis un bout de polystyrène entre deux processeurs plus profonds que le kt-2a (vraiment tout petit) pour que ça ne se casse pas la figure. Ils restent bien groupés, et à portée de main, c’est tout ce qu’il fallait.

Les lumières s’allument… Il y a du signal entrant… et il y a aussi du signal sortant ! Victoire ! Mais est-ce justifié ou est-ce que c’est juste de la branlette pour l’image ? Bah les deux évidemment !

Voilà ce que ça donne dans l’ordre :
1. SPL GoldMike : le préampli de départ, pour toutes mes entrées, niveler le volume et éventuellement ajouter du gain.
2. Klark Teknik KT-2A : le compresseur, pour contrôler les variations de volume, éviter que ça ne parte dans tous les sens.
3. SPL Charisma : certains le considèrent comme un compresseur (pour moi c’est la conséquence de son rôle sans être son but), mais sa fonction première (et unique en fait) est de générer du gain pour donner un peu d’énergie, d’éclat au son, avec des distorsions mesurées.
4. SPL Vitalizer MK2-T: un EQ subtil pour travailler le spectre, après avoir façonné l’énergie avec les autres bestioles.

5. TC Electronic M-One XL : le seul processeur numérique (pas à lampes donc) du circuit, qui génère de belles reverbs, chose pas si facile à obtenir avec des pédales d’effets de guitare. Ce processeur reste toutefois en concurrence avec deux plugins : Spring d’Audiothing et H-Reverb de Waves.

A bientôt au studio pour faire de la musique ensemble !

E.C.

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TQID#41 / « Again » – Archive

Cette année, les gars de The Unplugged Jacks ont décidé de se lancer dans l’enregistrement de leur EP avec The Queen Is Dead Records (autrement dit, avec moi). La reprise d’avril mettait en lumière le talent vocal de Roxane, la fille de Guillaume, le guitariste du groupe qui reviendra plus tard dans l’année pour enregistrer sa reprise à lui. Grand fan d’Archive (le groupe, pas les vieux dossiers rangés), Mounir, voix de The Unplugged Jack, a opté pour « Again ».

16 minutes et 18 secondes de pur désespoir. Pour la petite anecdote, c’est en pleine déprime post-première rupture que je découvre l’album You All Look the Same to Me. Je me l’étais fait conseiller pour finir d’éponger ma peine. Dans cet album, il n’y a pas que du désespoir à l’état brut. Il y a aussi de la folie, de la tristesse larmoyante, de la violence, de la haine. Tu vois, c’est varié. Cet album est épique. Je sais, j’utilise tout le temps ce mot, épique. J’aime moins le mot que le concept auquel il fait référence. La vie est trop courte pour s’intéresser aux choses qui ne nous font pas vibrer, donc épique est pour moi un marqueur fort de validation d’un truc digne d’intérêt.
Archive, né en 1994, est au départ un groupe de trip-hop formé par Darius Keeler et Danny Griffiths, deux londoniens, qui se transforme en collectif avec l’arrivée de la chanteuse Roya Arab et du rappeur Rosko John. Ils réalisent le premier album, Londinium, en 1996.

Apparemment il y aurait eu une histoire sentimentale entre Roya et Darius qui se serait mal finie, donc Rosko et Roya ont quitté Archive, et les deux compères londoniens se sont retrouvés à nouveau sans voix. Au moins au sens propre.
Roya Arab est archéologue. Et, pendant son temps libre, elle est restée chanteuse professionnelle. En 2009, elle dépanne sa soeur, Leïla, musicienne électro. Elle a juste remplacé le chanteur prévu, Terry Hall, pour la tournée européenne. Terry partait en tournée pour fêter les 30 ans de son groupe, The Specials, et je ne voudrais pas paraître super vilain mais il me semble que Leïla n’a pas perdu au change. Inutile de préciser que Roya ne s’est pas vautrée hein…

Rosko, lui, est revenu en 2009 pour l’album Controlling Crowds, probablement parce qu’entre temps Archive est devenu un gros groupe et qu’il y avait du pognon à se faire. Ouuuuh je suis mauvaise langue. En vrai je n’en sais rien, et il n’y a aucune information sur ce qu’a fait Rosko entre son départ de 1996 et son retour en 2008. Il était sans doute comptable ou technicien quelconque. On ne sait rien de lui. On ignore également ce qu’il avait fait avant. D’où il vient. Où il va. Mais savons-nous nous-mêmes ces choses à notre propre sujet ?… Mais Roya et lui sont restés en bons termes, si bien qu’elle a même participé à son dernier album, Call To Arms, sorti en 2015.

Ensuite il y a eu l’album Take My Head, sorti en 1999, avec la chanteuse Suzanne Wooder. Et Darius explique qu’avant elle, dans Londinum, « les voix étaient juste une décoration, un ingrédient de plus dans nos sculptures sonores. Eux-mêmes venaient poser leur chant ou leur rap comme avec un sound system. Suzanne possède une éducation musicale beaucoup plus traditionnelle et une grande richesse harmonique, elle a accentué cette tendance pop. » Je sais pas vous, mais j’ai l’impression qu’il dit qu’avec Suzanne, c’est MIEUX qu’avant. Résultat : l’album fait un flop et Suzanne retombe dans l’anonymat. Le karma, les gars.
Craig Walker débarque au chant. Archive continue son évolution et devient un groupe de rock prog/électro, et là c’est ma période préférée. Craig est irlandais, et donc ne minaude pas. Il ne fait pas semblant, il donne tout, sans faire de manières, en assumant ses imperfections. Il participe avec Archive à la BO du film Michel Vaillant (2003) et l’album Noise (2004). Quelques jours après la sortie d’Unplugged, un live acoustique, Craig quitte le groupe. Pas étonnant ! Sans doute a-t-il entendu alors ce que rendaient les morceaux en live acoustique, très insuffisamment travaillés dans les arrangements, d’une pauvreté déprimante, et uniquement littéralement portés par la voix du génial Craig Walker. Ce manque d’investissement dans la transposition de leurs morceaux électro en acoustique a d’ailleurs brisé mon coeur au point que j’ai cessé de les suivre à cette période. Oui, je suis sans pitié. Mais Archive en acoustique, c’est aussi naïf que de croire qu’on fait de l’unplugged juste en débranchant ses instruments, sans traiter différemment ses instruments. Merde à la fin, à cette époque il y avait eu le live de Radiohead au Reservoir, ce qu’on peut faire de plus brillant en acoustique. J’aime ceux qui ont de l’ambition et prennent des risques autres que le risque d’ennuyer leur auditoire.

Voilà pour l’histoire d’Archive. En ce qui me concerne. Car ils ont sorti plein de choses après, mais tout ce qui suit leur Unplugged de 2004 ne m’intéresse plus. Non seulement ils ont perdu Craig Walker, mais en plus leurs sonorités tournent en rond. Ok, on peut dire qu’ils ont su créer leur identité et que, les reconnaître en seulement deux secondes, c’est vachement fort artistiquement. Mais je suis fâché qu’ils aient perdu Craig, et je ne m’en remettrai jamais, taisez-vous, taisez-vouuuus.
Le 4-track challenge (tu sais, les reprises du mois en 2019 sont limitées à  4 pistes maximum) rend impératif l’idée primordiale de pertinence, pour capter l’attention avec peu. On a raccourci le morceau et on a essayé d’en restituer l’essence : la progression du désespoir étape par étape.
– Mounir faisait « Again » avec The Unplugged Jacks. Prélevé hors de son microcosme, il lui restait donc sa voix et ses doigts. On a un peu réfléchi aux arrangements pianistiques (contrairement aux gars d’Archive) (ok, j’arrête, j’arrête), avec des accords enrichis et une évolution technique digne d’intérêt (je me tais, t’as vu). Comme toujours, on a utilisé Addictive Keys, d’XLN audio, les meilleures modélisations de pianos selon moi.
– Mounir a profité de ce recul pour utiliser sa voix autrement qu’avec son groupe entier et en développer quelques aspects qui lui seront utiles pour l’enregistrement de son EP.
– Avec le piano et la voix, on avait deux pistes. Il en restait donc deux autres pour le Roli, avec la sublime modélisation de violons/violoncelles de leur VST Equator. Et avec le piano en moins pour la deuxième partie, ça libérait une troisième piste pour un début d’arrangement vaguement inspiré d’un mini orchestre de chambre.
J’ai le Roli depuis 2018 et il y a des dizaines de son à découvrir, à bidouiller, et il me reste encore énormément de feeling à acquérir pour un jour jouer ce genre de truc :

Retrouvez « Again » sur Bandcamp et Soundcloud.

E.C.

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TQID#40 / « Needy » – Ariana Grande

La 40ème reprise du mois est une première tentative de ma part dans une direction inédite : le R’N’B. Vous voyez déjà des clichés dans votre tête, je n’ai même pas besoin de les lister. Un bon R’N’B, ça groove. Encore faut-il comprendre ce qu’est le groove. Mais il était évident de toute manière que j’allais faire une reprise avec Roxane, alias roxyjusty, et avec ce morceau groovy, la magie opérait tellement.

 Air Bnb ?
NON, R’N’B, bande de juillettistes !
Si ça parle pas de bed and breakfast, ça veut dire quoi ?
Rhythm and blues. Ritmandblouz. C’est un style musical un peu fourre-tout. Au départ, ce terme désigne une adaptation urbaine tout-terrain du jazz, mêlée à du gospel et blues. Des morceaux de rock’n’roll ou de funk ont été estampillés R’N’B. Le premier morceau officiellement qualifié Rhythm and blues, dans le classement Billboard de 1949, est Huckle-buck de Paul Williams. C’était qualifié de dirty boogie aussi, parce que c’était jugé hot. O tempora, o mores.

La définition contemporaine inclut plutôt du hip hop, de la soul, et un brin de pop . Dans le R’N’B, ce qui m’a le plus marqué, c’est la fin des années 90. J’en ai beaucoup entendu malgré moi, en attendant les clips de Radiohead ou de The Verve sur M6. Et je me suis étonné à toujours tout écouter jusqu’au bout. Les Destiny’s Child, R-Kelly, Craig David… C’était envoûtant et vraiment catchy. Je ne citerai pas ce que j’ai personnellement identifié comme étant de la variété avec juste un rythme syncopé dans les percussions, car ça ne suffit pas pour moi à fabriquer un genre musical. Mais qu’est-ce qui fait qu’un morceau est R’N’B ou pas alors ? La réponse juste en-dessous.

Le groove. Mais c’est quoi le groove ? J’ai mis du temps à le reconnaître, et j’ai mis du temps à le comprendre. La première fois que j’ai clairement identifié le groove, c’est dans « Astral Weeks », premier titre du premier album de Van Morrison. Chef d’oeuvre total, génie absolu. Sorti en 1968, George Ivan Morrison alias Van Morrison a 23 ans, et une spontanéité décomplexée à mort. Et il sort ses phrases en semblant se foutre moyennement du rythme et du tempo. Il commence à côté et finit sur le temps, ou commence sur le battement puis s’emporte pour le dépasser sans mettre de clignotant. Et parfois même il chante, au-delà de la phrase, ou avant, ou à l’intérieur, des vibes qui sont des motifs mélodiques issus de réflexes ou d’improvisations réelles, avec un débit de notes à vitesse variable (beaucoup d’interprètes contemporains ne sachant pas vraiment chanter utilisent Autotune pour bien calibrer les notes de leurs vibes). Il est à côté mais on ne le sent pas perdu, car il n’est ni perdu ni à côté de la plaque : il survole la plaque tout en maître du temps qu’il est.

Ce n’est pas qu’être à côté du temps, faire du groove, ça peut aussi être incroyablement dedans. Par exemple, Craig David te construit le rythme avec la voix, en rythme avec un beat simple, mais créant davantage de profondeur sans que ça ne sonne hyper robotiquement parfait, avec des nuances vocales subtiles régulières qui créent un battement qui géométrise du temps en 3D dans tes oreilles. Du coup, un simple rythme binaire suffira à mettre en évidence le groove naturel d’un interprète, qui te mettra des triolets ou des mesures à 3 temps dans des instrus à 4 temps. Chanter à plat, sans groove, sur des rythmes syncopés, ça ne fabrique pas du groove.
Défini comme ça, le groove ressemble à un bordel organisé, une anarchie en apparence, et c’est cette tension entre le battement attendu et le battement exprimé qui crée le groove. Je ne résiste pas à la tentation de vous représenter à nouveau et éternellement Kimbra, ma grooveuse préférée qui, après Van Morrison, a été une excellente prof de groove (et pas que) :

J’ai fait la rencontre de Mounir dans une entreprise où j’ai travaillé un petit moment (un job qui n’a aucun rapport avec la musique). Il avait entendu que je faisais de la musique, et on a pas mal discuté de prod, de mixage. J’ai été en 2017 à un premier concert de son groupe, The Unplugged Jacks (d’ailleurs on est depuis plusieurs mois en pleine réalisation d’un premier EP pour le groupe). Parmi les membres du groupe il y a JY au clavier et Gimo à la guitare. Ce dernier a accompagné sa fille, Roxane, et ils ont fait tous les deux quelques titres pendant le break de mi-concert. Quand elle chante, elle a exactement ce feeling groove dont je parle dans cet article. Il était évident que je devais faire une reprise du mois avec elle !
Petite anecdote : un ami qui bosse dans la prod a écouté la reprise, et m’a dit que les percussions en léger décalage fabriquaient un super groove avec la voix. Or, les percussions ont été placées parfaitement en rythme, par ordi, sans aucune quantification aléatoire humanisée. Donc c’est le groove vocal de Roxane qui a réussi à mettre le temps en apesanteur et donner l’illusion d’un retard dans le battement et non dans le chant. C’est pas dingue ça ? A seulement 14 ans, roxyjusty avait déjà un sacré feeling. Elle vient d’avoir 15 ans il y a une poignée de jours, bon anniversaire à elle !
On a examiné quelques morceaux possibles, et c’est celui d’Ariana Grande qui s’est imposé tout seul pour être le morceau de la reprise du mois avec elle (et son père à la guitare). Quel beau morceau ! Le groove désabusé d’Ariana, le clavier doux et triste à la fois, la prod simple et suffisante, quel régal. Tout l’album est vraiment bien. Et Ariana Grande n’est pas qu’une poupée qui fait du playback, c’est vraiment du costaud.

Pour le « FOUR-TRACK CHALLENGE » de 2019, l’organisation de ce titre est d’une limpidité rare :
– La voix lead de Roxane
– La guitare de Guillaume (à chaque fois que je le vois, il en a une différente, je suis perdu) avec le léger chorus de la Sea Machine d’EarthQuaker 
– Les percussions d’Addictive Drums 2, comme toujours (merci XLN audio)
– Mon son d’Ondes Martenot, le plus convaincant selon moi, après examen d’autres méthodes
– Une deuxième voix pour l’harmonie vocale, et des enchevêtrements de voix quand à la fin la guitare disparaît, laissant trois pistes disponibles pour une sorte de canon chaotique

Retrouvez « Needy » sur Bandcamp et Soundcloud.

E.C.