2016, une année de reprises : TQID #6 / « The Boy with the Thorn in his Side » – the Smiths

Ce mois-ci, on fête les 30 ans de « The Queen Is Dead », fabuleux album de The Smiths sorti en 1986. Et c’est Sophie Boss, voix  de The Wishing Machine, qui nous a gratifiés de sa participation.

Il y a une quinzaine d’années, je découvrais Internet. C’est à ce moment-là que je découvre à peu près tout ce qui composera la base de mes goûts musicaux : the Talking Heads, Joy Division, Unbelievable Truth, et The Smiths. J’ai commencé par l’album « The Queen Is Dead ». Avec ce nom d’album, ça sent les petits provocateurs. En plein Thatcherisme, le titre fait sensation, mais moins que l’idée initiale censurée, « Margaret on the Guillotine ».  Sur la pochette de l’album, ce n’est pourtant pas la Reine que l’on peut voir, mais Alain Delon, d’après une photo prise lors du tournage du film L’Insoumis (1964). The Smiths, c’est la provoc’ et le bon goût, la désinvolture mais la politesse.

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Enfin, le bon goût, tout est relatif. En bons rebelles, au début ils étaient contre l’idée d’avoir un clip vidéo. Jusqu’à ça :

On pourra toujours regarder ça au quatrième degré. Cinquième ? Cinquième. Sixième ? Bon, ok, sixième.
Johnny Marr est un génie mélodique, ses riffs de guitare sont des Kinder Country pour les oreilles. Morrissey est  la coolitude classe incarnée, un auteur engagé habité au flegme vocal empreint de sagesse. C’est avec « The Boy with the Thorn in his Side » que j’ai découvert tout ça. C’est le premier morceau du groupe que j’ai écouté en boucle, malgré sa tonalité plutôt majeure, ce qui était une première pour moi. Il paraît que c’est également le morceau préféré de Morrissey. D’ailleurs la version originale qui figure sur l’album avait été enregistrée juste en tant que démo au départ.

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Sophie, oeuvrant essentiellement en électro avec The Wishing Machine, a accepté de se prêter à l’exercice vocal à nos micros, avec une facilité déconcertante. La première prise a servi de test, la deuxième prise était la bonne, et on a tenté une troisième et une quatrième piste pour obtenir des voix un peu plus ambitieuses à la fin. En une demie heure, tout était déjà dans la boîte. Aucune retouche, aucun montage, à peine de la compression et une reverb discrète pour mettre en valeur sa voix d’une pureté fabuleuse. Quel talent. Et un résultat à mi-chemin entre Elizabeth Fraser (Cocteau Twins) et Andrea Corr (the Corrs).

Vous pouvez trouver le morceau sur Bandcamp, sur Soundcloud et sur Viinyl.

E.C.

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2016, une année de reprises : TQID #6 / « The Boy with the Thorn in his Side » – the Smiths

Bouche Pute – « Kintsukuroi (23:23) » (sortie le 22 juin 2016)

Il y a quelques semaines sortait le premier clip de Bouche Pute réalisé par le talentueux Tom Spianti. « Je Sais » est le tout premier titre avec lequel est né le projet. La version musicale du projet, plus précisément. En effet, au départ il s’agissait d’un projet d’écriture de nouvelle. Rachel a déclamé un texte, que j’ai ensuite redisposé sur une boîte à rythme. L’alchimie évidente nous a donné envie de continuer, dans le même esprit.
Rachel se lance alors dans une nouvelle approche de l’écriture, avec la précieuse aide d’Hélène Guyon.

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Deux ans après le début du travail, voici donc le premier EP de Bouche Pute, « Kintsukuroi (23:23) ».
Avant de devenir la plume et la voix de Bouche Pute, Rachel est photographe et est à l’origine de toutes les photos du groupe, ainsi que de la pochette, avec le génial logo de Madows. Pour les photos avec Enzo (votre serviteur), elle a été assistée par la délicate Rika Bitton au maquillage et à la coiffure.

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1. Je Sais
2. Emma
3. Impression de Déjà-Vu
4. Les Bêtises
5. Not a Robot
6. Il n’y a pas d’amour heureux.

L’EP est disponible sur iTunes, DeezerBandcamp, Soundcloud… Et bientôt Spotify.

E.C.

Bouche Pute – « Kintsukuroi (23:23) » (sortie le 22 juin 2016)