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La distribution digitale et The Queen Is Dead Records

The Queen Is Dead Records a ouvert son service de distribution digitale à tous les artistes le 1er septembre 2021. Avant cela, le label s’occupait uniquement de la distribution digitale de ses propres artistes.
Avant de basculer dans un nouveau cycle, j’ai voulu regarder ce que donnaient les statistiques de streaming pour les sorties du label (avant de recevoir des statistiques de flux hybrides, mi-label / mi-hors label). Et je ne trouve pas inintéressant de vous faire part d’une petite analyse de nos chiffres du streaming de 2021.


Spotify wins

Spotify croque Apple

Les services de streaming d’Apple (Apple Music + iTunes) ne sont pratiquement pas sollicités (11%) si l’on compare avec Spotify (89%) qui est l’énorme leader du marché (pas seulement pour la musique distribuée par TQIDr). Voilà, pas grand chose à dire de plus sur le sujet.

Des pics

Un relief inattendu

The Queen Is Dead Records est un petit label indépendant (un microlabel, même). On part de bas, on est petit, on est modeste. Donc les « pics » ne représentent pas des valeurs délirantes, mais des événements ponctuels notables, qui ne représentent pas des tendances.
Il y a des gros pics dans certains pays, et aucun pic mais juste des vaguelettes dans d’autres (la majorité). Les vagues visibles de taille régulière montrent une activité certes petite néanmoins constante en Turquie et au Brésil. On verra plus loin dans l’article pourquoi ces pays sont placés si haut.
Le graphique montre juste les pays où il y a le plus d’activité, il ne faut pas oublier les dizaines d’autres pays dont les petits scores locaux sont négligeables mais dont les cumuls ne représentent pas rien. Les vaguelettes sont des formes conventionnelles auxquelles on pouvait s’attendre. Intéressons-nous aux pics.

L’influence des playlists

Les pays qui écoutent soudainement la musique de The Queen Is Dead Records

En mars (A), fin avril-mai (B) et septembre (C), ces pics coïncident avec l’intégration d’un même titre dans une nouvelle playlist Spotify (le pic de fin août est différent et sera traité plus tard dans l’article). En l’occurrence il s’agit d’ « All Flowers in Time Bend Towards the Sun » de Lorène Aldabra et Enzo Clark (votre serviteur).
Sans avoir rien fait de spécial (aucun démarchage de curateur de playlist), des playlists fleurissent dans différents pays : les USA (A), la France (B) et le Royaume-Uni (C). A chaque intégration dans une playlist, un boum et puis ça retombe. Mais ça ne retombe jamais au flux précédent.

Transitoires et résonances des flux

L’évolution des streams pour un titre playlisté. En bas : des pics suivis de nouveaux plateaux

Les lectures journalières du titre sont en croissance, pratiquement X 2 en un an. On remarque qu’il y a deux temps lors d’une intégration dans une playlist : une transitoire et une résonance. Chaque nouveau playlistage a engendré une légère hausse des écoutes quotidiennes, un renivellement du plateau moyen des écoutes. Ce qui peut être expliqué de manière simple : a priori il s’agit du cumul des lectures des précédentes playlists avec les nouvelles. Normal d’en avoir de plus en plus. Sauf qu’aucune des playlists ne semble s’essouffler en terme de streaming pour le titre en question. La pérennité d’un morceau est un vrai coup de chance. Et la courbe semble totalement décoller en août. A suivre !

Superpic

Le pic d’août qui ne doute pas

Ce n’est pas l’intégration d’une énième playlist pour « All Flowers in Time Bend Towards the Sun » qui est à l’origine du pic en août, il se passe quelque chose en août : la sortie de « 6 Minutes et 26 Secondes » de The Burmese Days. Le single du groupe est sorti le 26 août, et en une poignée de jours on a frôlé les 1000 lectures. Je n’ai jamais vu ça. 99% des écoutes venant de France, on peut penser qu’il s’agit de la communauté du groupe qui a sauté sur le premier single du groupe après le confinement. Mais ce morceau, tout comme les autres, voyagera. Il y a déjà eu une écoute en Malaisie, par exemple.
A suivre !

Les pays

Total des écoutes streaming pour chaque pays depuis la création de The Queen Is Dead Records

Tout ces chiffres concernent les artistes du label de The Queen Is Dead Records, avec un petit penchant vers les musiques électriques pop, et un peu d’électro. Le style est sûrement un paramètre (un parmi d’autres) expliquant le top 3 des pays ayant le plus écouté les musiques du label.
La France est en tête (une fois n’est pas coutume #ChampionsDuMonde), c’est normal car TQIDr est un label français. Les USA et le Royaume-Uni suivent, mais les statistiques d’ « All Flowers In Time Bend Towards the Sun » dans ces pays pourrait fausser les tendances. En effet, le morceau représente respectivement 61% et 55% du total pour ces deux pays. Pire/mieux, pour le Brésil, 82%. Pour la Turquie, 88%. Autant dire que ces pays seraient loin derrière sans ce titre « à succès ». Au contraire, il ne représente que 3% des écoutes en France. Nul n’est prophète en sa patrie.


Que garder comme enseignements de cette analyse ?
Sans « All Flowers In Time Bend Towards the Sun« , les chiffres internationaux seraient plus petits, et il n’y a pas eu de ruissellement puis qu’aucun des autres titres de l’album dont il est issu n’a bénéficié de la moindre playlist, ou d’un quelconque dopage statistique. Depuis janvier 2017, ce titre a eu 22 777 streams, et le deuxième meilleur score dans cet album a eu 372 streams. C’est donc un succès (relatif) isolé. Néanmoins ce titre a permis au label de gagner 115 euros. Ce qui fait une moyenne de 0,005 euros par stream (les comptes Spotify payants rapportent un peu plus que ceux qui utilisent le service gratuitement en se tapant les grossières pubs non-ciblées entre les morceaux).
Il y a deux choses à retenir :
– les playlists sont des boosts qui permettent de développer exponentiellement ses statistiques, et qu’il est vraiment intéressant de démarcher des curateurs, chose que je ne commence à faire que depuis un petit stage récent chez Guil’s Records (page Facebook).
– Spotify rémunère peu, et c’est plutôt normal si on ne fait rien pour étendre son « audimat ».
En fait il y avait une seule chose à retenir : prenez le contrôle de vos outils de communication et stimulez les streams de vos musiques !

E.C.

1 réflexion au sujet de “La distribution digitale et The Queen Is Dead Records”

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