distribution digitale, Non classé, Témoignage

Etude de cas – Payer pour avoir sa musique dans une playlist Spotify

Salut à toi jeune entrepreneur.
Si aujourd’hui j’écris cet article, c’est pour une raison très simple : savais-tu que 100% des gens qui payent pour avoir leur musique sur une playlist Spotify le regrettent quand ils font les comptes ? Alors, est-ce que tu veux en faire partie ? Il faut que tu te poses les bonnes questions.
Est-ce que tu préfères faire pitié et jeter de plus en plus d’argent par la fenêtre sans résultat et risquer de te faire supprimer ta musique de Spotify qui interdit les playlists payantes, ou comprendre les mécanismes de la communication digitale et obtenir plutôt des streams organiques 100% safe ?
Moi je pense la question elle est vite répondue.
Alors, soit tu suis Guilaine, soit tu continues de payer les vacances aux Bahamas des cyberarnaqueurs.
Bisou.

(J’avais déjà co-écrit un article avec Karine Lemarchand, cette fois-ci c’est JP Fanguin que j’ai invité. C’est un gars marrant.)


Ce que dit Spotify

Source (en version originale)

« Tout d’abord, il est interdit de payer pour avoir accès à une playlist Spotify. Si une personne ou une structure tierce propose un placement dans une playlist en échange d’argent, il s’agit d’un service de manipulation d’écoutes qui va à l’encontre des règles de Spotify en ce qui concerne la promotion de musique. »

Le moyen le plus simple d’en avoir la preuve, est de simplement poser la question à un vendeur de placement sur playlist, et d’observer le niveau de langage de son propos ainsi que la réponse de fond apportée à une simple interrogation légitime.

« Est interdit, qu’importe le motif : de vendre un compte utilisateur ou une playlist, ou bien d’accepter ou proposer d’accepter une compensation, financière ou d’une autre nature, pour influencer le propriétaire d’un compte ou d’une playlist, ou le contenu d’un compte ou d’une playlist. En outre, nous supprimons régulièrement des playlists générées par des utilisateurs déclarant user d’une des pratiques sus-mentionnées, ce qui ne vous apportera donc pas un grand bénéfice au final. Nos équipes et algorithmes sont là pour aiguiller votre musique vers les audiences les plus réceptives : ce n’est pas le cas de ces playlists frauduleuses ! »

Le principe est simple à comprendre : toute l’interface de Spotify est la propriété de Spotify, et ne peut donc représenter un moyen direct ou détourné de gagner de l’argent. Les utilisateurs n’en sont que les locataires. En tant que locataire, on ne sous-loue pas, on n’abat pas de mur porteur, et on n’installe pas un élevage de poules. Il y a évidemment la protection logique du « pas vu – pas pris« , mais les vendeurs de placements en playlist ont un bizness et donc font de la communication sur ce service pour avoir de la visibilité et attirer un max de victimes. Jusqu’à Instagram même, dites donc !


Etude de cas

Stewart Harding, sur Instagram, a liké une de mes stories (un meme de chien qui danse sur un morceau de The Burmese Days). Je connais le hameçon du like random, mais je suis quand même allé voir sa page. Beaucoup de photos de ce qui semble être son chien (en tout cas, c’est pas un chat), et quelques posts de lui en contexte musical (on devine le songwriter guitariste), et il mentionne ses milliers d’écoutes sur Soundcloud, screenshots de graphiques à l’appui. Ça sent la good vibe. Il a une grosse visibilité avec ses « deux playlists à plusieurs dizaines de milliers de followers ». Voyons ça d’un peu plus près.

Son lien Linktree propose deux liens, deux playlists : une de Céline Dion et une d’Ed Sheeran. Mes deux idoles. Je ne comprends pas comment on peut faire atterrir un morceau d’un autre artiste là-dedans. Donc je lui envoie un message sympa pour comprendre son histoire. Je suis en confiance avec sa photo de profil solaire et son chien mignon et son highlight « positivity ». Je m’attends à un gars doux et poli.


Quelqu’un de bien

« Salut Stewart ! J’espère que tu vas bien. Quelle sorte de musique acceptes-tu pour ta playlist ? Des chansons de Céline ou Ed uniquement ? Passe une bonne journée ! »

Ma question semble idiote mais je fais de mon mieux et j’ai besoin d’une réponse.

« Salut. N’importe quelle chanson que les gens souhaitent m’envoyer. De quel coin du monde es-tu ? »

Il me demande d’où je suis, il veut nouer un lien, c’est vraiment un gars sympa. Il semble ouvert, mais je ne veux pas lui donner n’importe quoi comme musique.

« Je suis de Paris (en gros). Et toi ? Ceci est le compte Instagram de mon label qui est aussi un distributeur digital de musique, donc je voudrais être pertinent et précis dans mon choix de musique pour toi ! »

Je me présente, en toute transparence, et j’explique que je prends au sérieux son histoire de playlist et veux lui réserver les meilleurs titres possibles. Car je me dis qu’il est dans une idée de partage, d’amour de la musique (avec des licornes et des sucettes rose). Que nenni. Il ne répondra jamais à ma question concernant sa localisation, il répond en commençant avec un argument d’autorité.

« En tant qu’ancien vendeur de publicité web au gouvernement américain, je peux te dire que l’idée de ‘pertinence’ ou ‘précision’ n’est pas aussi importante que les gens le pensent, mais je ne veux pas t’ennuyer en t’expliquant pourquoi. »

Ah, on se fiche de la pertinence ? Et il semble trop pressé pour m’expliquer quelque chose de trop compliqué pour moi. Soit il me croit incapable de comprendre, soit il bluffe et n’a rien de précis à raconter sur le sujet, tout en sous-entendant qu’il en connaît beaucoup. Technique oratoire grossière. Red flag.


Le Juste Prix

Et là, sans transition, froidement (avec un « well » qui signifie « j’ai rien de mieux pour enchaîner »), il expose ses conditions :

« Bon, le tarif pour avoir un morceau placé sur DEUX de mes playlists qui ont en tout plus de 82 000 followers est de 41€ via Cash App ou Paypal, et ta chanson restera sur les playlists pendant 7 jours. Mais je vais te proposer une offre d’essai avec ton morceau sur les deux playlists pendant 24h pour juste 7€. Si ça te dit, fais-moi signe quand tu veux. »

Là je comprends : pas besoin de pertinence, car il n’y aucun style requis. Si on paye, le morceau va en playlist, aucun tri. On a en fait affaire à un biznessman. On peut le trouver cynique, et on peut me trouver naïf, mais il n’avait pas mentionné que c’était payant sur son compte Instagram, donc on pourrait être surpris. Je rappelle qu’il y a pléthore de curateurs de playlists dont le but est de créer des belles playlists, avec leur sens esthétique comme valeur ajoutée de leur part. Leur autorité est leur talent éditorial et ils ne font pas payer. Construire une playlist homogène qui a du sens, c’est un vrai travail de recherche, d’écoute, de sélection, il y en a même qui sont payés pour faire ça en radio (c’est d’ailleurs ce qu’on essaye de faire pour Radionysos avec l’ami Valentin). Bref, faire une playlist ne signifie pas forcément qu’on va faire payer les artistes, parfois on sélectionne ce qu’on y met, et j’étais prêt à me soumettre à son filtre en lui proposant les meilleurs morceaux des artistes du label.
Bref, je sais aussi que Spotify refuse catégoriquement les playlists pour lesquelles il faudrait payer un droit d’entrée. On risque même la suppression de son morceau, de son compte artiste, et ça fait perdre argent et visibilité. Je me demande si notre ami Stewart connaît ces sanctions. Je ne veux pas aborder l’idée d’un service payant pour ne pas faire le rat et le mettre en colère (oui, il est prévisible), je préfère aborder l’idée de la légalité du service. Prudemment, je demande :

« Merci mais, désolé, est-ce que c’est légal ? »

Je me mets poliment dans la posture de l’ignorant en attente du baptême informatif d’un mec qui a fait du commerce avec le gouvernement de la première puissance militaire mondiale, tout de même.


Le masque tombe

« Offre annulée. En tant que personne qui travaille aussi dur que je le fais, je ne fais pas affaire avec des gens qui mettent en doutent la légalité et l’intégrité de ma profession. La raison pour laquelle tu poses cette question est clairement parce que tu t’attendais à un service gratuit, ce qui signifie que tu t’attends à ce que quelqu’un qui n’a aucune idée de qui tu es puisse te fournir un service professionnel gratuitement sans même te connaître, ce qui est probablement la chose la plus narcissique que j’aie entendue et je ne fais pas affaire avec des parasites.
Le monde n’est pas gratuit, malheureusement, malgré ce qu’on t’a appris à la maternelle. Si tu penses autrement, alors tu t’es trompé. »


« Offre annulée » : le couperet tombe, la sanction est irrévocable. Stratégie de l’homme de paille (m’accuse d’un narcissisme qui doit probablement être le sien en réalité #autoprojection) et montage sur ses grands chevaux (« j’ai deviné qui tu étais, tu es un parasite, tu n’as rien compris à la vie » #espècedepauvre) et certainement un autoportrait flatteur usant de mots qui tiennent lieu des qualités dont il est à tous les coups dépourvu (« je travaille super dur »: ceux qui travaillent le plus ne gâchent pas tout en disant qu’ils travaillent dur, ils se contentent de maîtriser leur domaine et se taisent #LaoTseu). On pourrait presque penser qu’il s’agit d’un copier-coller qu’il avait déjà sous le coude, ce qui serait mieux que d’avoir pris le temps de m’écrire cela en temps réel (ce qui serait une perte de temps, et le temps c’est de l’argent, pourquoi vouloir éduquer un parasite ? Est-ce que tu parles aux chaises toi ?). Et il enchaîne avec une image qu’il avait, elle, sous le coude (à moins qu’il n’ait fait une recherche google spécialement pour moi) :

« Les milliardaires perdent des millions pour devenir millionnaires. Les millionnaires perdent des centaines de milliers pour devenir des millionnaires. Les gens fauchés ne veulent rien perdre et ils s’attendent à devenir riches. »

Voilà donc le secret. Il faut accepter de se faire arnaquer pour devenir milliardaire. Comme disait Lao Tseu, « de la profusion naît la variabilité du concept qualitatif », certes, c’est la multiplicité des expériences qui donne le réel savoir. Mais a-t-on vraiment besoin de tomber dans le piège quand on l’a déjà bien remarqué au milieu de la route ? Mon ultime réponse n’a jamais été lue car, comme ultime aveu post-mortem, j’ai été évidemment bloqué par ce cher Stewart qui se fiche bien de savoir que je ne le trouve pas professionnel. Ni sympa.


Les comptes sont pas bons Kévin

Mais peut-être que son truc marche vraiment ? Comment savoir ?
Après le blocage de Stewart, je me suis rendu sur ses playlists pour les liker et tout écouter pour doper ses stats. Non, pas vraiment. Par contre, j’ai vraiment été voir ce qu’il s’y passe. On y voit le titre « Love is Blind », de Nathan Hulcoop. Ce morceau a été ajouté il y a 7 jours et a 3804 écoutes, et se trouve en dernière position des deux playlists.
Partons du principe que l’intégralité de ces 3804 écoutes a été obtenue dans cette playlist, grâce à elle. Une écoute Spotify rapporte environ 0,004€. Si Nathan perçoit l’intégralité de sa rémunération de streaming, il a donc gagné 3804 écoutes X 0,004€ = 15,20€. Dans l’hypothèse ultra optimiste que tous ses streams ait été obtenus grâce à ces playlists de Stewart, je le rappelle.
Pour une prestation à 41 euros, Nathan a donc perdu (au moins) 25,80€. Stewart, lui, a gagné 41 euros.


Les playlists payantes ne fonctionnent pas

« Des problèmes avec votre santé mentale ? Alors vous avez besoin de mon soutien via ma playlist de positivité blablabla je suis un bon gars »

Mais pourtant il y avait 80 000 followers en tout. Si les 80 000 followers avaient chacun écouté le morceau, ça aurait fait 320 euros. Comment cela se fait-il que le morceau ait fait un bide ? Le morceau de Nathan est-il mauvais ?
Il n’est jamais assuré que l’intégralité des followers d’une playlist va écouter cette dernière. Ecoutez-vous une playlist quotidiennement ? Jusqu’au 91ème ou 75ème titre qui plus est ?
Par ailleurs, le thème des playlists, Céline Dion et Ed Sheeran, n’attire a priori que les fans de Céline Dion ou Ed Sheeran. Cela semble logique. Qui, en suivant ces playlists, serait friand de découvertes de morceaux sans aucun lien avec le thème de la playlist ? La réalité est cruelle : ces playlists n’ont aucun sens. Les playlists payantes n’ont pas la qualité éditoriale qu’ont les playlists licites.
L’argument de la quantité de followers ne tient pas, et ne peut constituer à lui seul l’assurance d’un grand nombre d’écoutes. Un follower est un auditeur potentiel. Au mieux. La plupart du temps, c’est quelqu’un qui aime sans consommer ce qu’il suit. Au pire, il s’agit de faux abonnés, non-organiques, qui ne font que de la figuration pour le compteur général de followers de la playlist. Sans engagement, le nombre de followers n’est pas une preuve de réussite, bien au contraire : c’est la preuve que tous ceux qui ont cru dans le projet n’y croient plus, ou sont passés à autre chose, ou n’ont jamais véritablement existé.

Au lieu de viser des quantités vides de sens pour faire un buzz, vous feriez mieux de chercher à patiemment vous constituer une fanbase organique, engagée, sans forcément rechigner à dépenser de l’argent dans de la communication. Mais ne le faites pas au pif, en imaginant que c’est en dépensant des millions que vous deviendrez milliardaires. Dépenser, c’est perdre. Investir, c’est dépenser en connaissance de cause.
Pour apparaître sur les playlists officielles de Spotify, vous pouvez passez par Spotify for Artists. Si vous voulez maîtriser votre promo et votre communication sur les réseaux sociaux, Guil’s Records, référence en marketing musical, propose des formations plébiscitées par tous, et a récemment sorti un livre, que j’ai reçu le jour-même de ma rencontre avec Stewart, quelle ironie :
Communication digitale et réseaux sociaux, plus de 300 pages et seulement 34€.
Plutôt que de payer pour la magie noire de playlists fantomatiques, investissez dans vous-mêmes.

Cet article n’est PAS sponsorisé, je promets, mon engouement est sincère et gratuit. Je fais pas payer mon engouement, incroyable, non ?
Puisqu’on est dans le sujet, les deux playlists de The Queen Is Dead Records :
les artistes du label
les artistes distribués digitalement

Et d’ailleurs, tant qu’on y est, découvrez-y le dernier single de The Burmese Days sorti ce mercredi 13 juillet 2022, et disponible ici : http://www.tqidr.com/cla

L.A.

distribution digitale

Les nouveautés de Distribution-TQIDr : des pages à petits prix et des solutions gratuites

Cet été, plusieurs changements arrivent au niveau de la distribution digitale avec The Queen Is Dead Records. Voici les premières nouveautés, ça va sûrement vous intéresser !

Des pages pour vos sorties

https://www.tqidr.com/moz

Les autres distributeurs le proposent à l’intérieur de leurs offres et ce n’était pas encore proposé par The Queen Is Dead Records : la linkspage, le lien hyperfollow, le smartlink ou, tout simplement, la page de liens.
Certains artistes créent leur propre page de liens en collectant eux-mêmes les liens sur les plateformes qui les intéressent le jour de la sortie. Se débrouiller tout seul est plus contraignant mais c’est gratuit. Si vous voulez une page propre et pratique à partager notamment sur les réseaux sociaux, c’est exactement ce qu’il vous faut.
Un autre avantage de ces liens, c’est qu’ils sont très courts :
tqidr.com / + 3 lettres, donc très facile à mémoriser.
>>> Prix : 2 euros par sortie

Des pages publiques pour vous / votre groupe

https://www.tqidr.com/toomanyjacks

Tout le monde n’a pas de site web, et quand en plus on est mis à la porte par son distributeur digital (coucou Spinnup) qui nous proposait une page publique d’artiste, on se retrouve bien embêté.
La page publique d’artiste de The Queen Is Dead Records est construite de la manière suivante :
– votre nom d’artiste ou de groupe
– quelques liens-clés (réseaux sociaux, Spotify…),
– votre plus belle photo
– un descriptif voire un historique (pas trop long)
– et votre plus belle vidéo.
Simple et efficace.
>>> Prix : 3 euros par artiste/groupe

Beatport

Jusqu’à aujourd’hui, la distribution de musique vers Beatport était en option gratuite pour les musiques électroniques et seulement elles. Et ça nécessite quelques manœuvres. Il vous faut :
– fournir une image carrée de 3000×3000 pixels de votre label (label, au sens d’entité regroupant plusieurs groupes ou au sens d’étiquette/marque du groupe ou artiste indépendant)
– n’avoir AUCUNE musique distribuée par un autre distributeur digital, car apparemment Beatport ne comprend qu’un seul intermédaire par label. En cas de distribution par un autre distributeur digital, vous devrez rapatrier toute votre musique chez nous.
Si vraiment vous aimez Beatport très fort et que vous êtes prêt à faire tous ces efforts, je vous aiderai avec plaisir. Mais pour moi, cette plateforme a un gros point faible : les prix sont très gonflés, alors que vous avez probablement des prix plus petits sur Bandcamp.
>>> Prix : 2 euros pour la création d’un label Beatport

PAYER, PAYER, TOUJOURS PAYER

La distribution digitale par The Queen Is Dead Records propose des petits tarifs incompressibles. Et vous êtes forcément d’accord. Les autres distributeurs coûteront toujours plus cher, même si vous prenez toutes les options payantes de The Queen Is Dead Records.
Les pages de liens ne sont pas indispensables pour avoir sa musique distribuée sur les plateformes donc rien ne vous oblige à en avoir une. Idem pour les pages publiques d’artiste. Pour ce qui est de l’indispensable, tout est compris dans le prix de base. Les conseils et accompagnements par mails restent gratuits. Et certaines nouvelles améliorations seront incluses dans les offres de distribution classique, comme les liens de presaves qui vous seront envoyés par mail, et même pour une première sortie ! Et ça, c’est nouveau, c’est pratique et c’est gratuit.
Au chapitre des améliorations gratuites ajoutées à l’offre classique, il y a aussi la bonne assignation automatique : il n’y aura PLUS JAMAIS de mauvaise assignation de vos œuvres à des artistes du même nom que vous sur Spotify et Apple Music. Il y a eu trop de soucis de ce genre ces derniers mois, et je vous présente encore mes excuses (vous vous reconnaîtrez). Des solutions fiables ont été trouvées. Et d’autres suivront.
Pour finir, je vous rappelle que chaque frais est unique, car il n’y a pas d’abonnement avec The Queen Is Dead Records. Ah si. La seule forme d’abonnement qui existe, c’est votre fidélité et ma loyauté. Donnant-donnant, gagnant-gagnant.

C’est à vous maintenant :
– Si vous avez encore des questions, pensez à consultez la FAQ , mise à jour ce mardi 21 juin 2022
– Je vous invite également à jeter un oeil au nouveau formulaire de transmission de votre musique
– Si vous avez la flemme d’écrire un mail, il y a une boîte à questions en bas de la page d’accueil. Pour ajouter une pièce jointe ou si vous préférez le mail, vous pouvez aussi envoyer vos questions (ou vos félicitations et encouragements !) par mail : contact@distribution-tqidr.com

L.A.

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L’amour est dans le pre-order (ou pre-save, ou pre-add).

Karine Le Marchand aide les français solitaires, perdus, isolés, à trouver l’amour. Et j’ai commencé la distribution digitale avec The Queen Is Dead Records pour la même raison : je veux redonner de l’espoir et aider les musiciens à se sentir moins seuls.
Pour les questions sentimentales, je laisse Karine s’en charger. Ce qui m’intéresse, c’est l’accessibilité à la distribution digitale. Accessibilité de deux natures : les prix de la distribution digitale sont généralement élevés et les informations sur les mécanismes et possibilités sont difficiles à comprendre ou même à trouver.
Cet article est celui que j’aurais aimé lire en tant qu’artiste, et que j’ai dû écrire moi-même, parce qu’il y a beaucoup de flou et de confusions entre ces trois notions que sont le pre-order (précommande), le pre-save (préenregistrement) ou le pre-add (préajout).

Des explications difficiles à trouver

Avant de démarrer la distribution digitale avec The Queen Is Dead Records, la plupart des articles explicatifs que je consultais se trouvaient sur des sites de distribution digitale, comme Distrokid, TuneCore, CD Baby… Quand on cherche des vérités générales, cela peut être un petit peu gênant puisqu’ils expliquent leur fonctionnement-propre.
Chaque structure peut avoir des fonctionnements différents en interne, et présenter une réalité floue pour assurer qu’ils se chargent de tout (inquiéter puis rassurer : là, Karine agiterait le red flag du pervers narcissique), ou présenter une réalité contestable au travers de leurs biais techniques subjectifs. Néanmoins, les règles générales sont les mêmes pour tous.
Bien connaître ces règles permet de ne pas céder ses euros au premier dont on comprend (ou croit comprendre) les explications. En outre, bien comprendre le fonctionnement-propre d’un distributeur digital donne une visualisation claire de son champ d’action, et de ses limites (Ne croyez pas sur parole les beaux-parleurs qui roulent des mécaniques, Karine ne le sait que trop). C’est sur ce point précisément que vous devriez faire votre choix.

Anticiper, pour gagner du temps mais pas que

L’accessibilité avant la date (pre-order, pre-save, pre-add) n’est pas une fonction par défaut, et nécessite une demande explicite auprès de son distributeur digital.
Ces outils de préparation de sortie servent à donner le temps aux artistes ou labels de développer l’intérêt de leur communauté et cultiver la curiosité du marché avant une sortie. Prendre les gens par surprise, c’est prendre le risque qu’ils ne soient pas prêts, qu’ils reportent à plus tard l’écoute ou l’achat, et finalement n’écoutent pas votre musique.
Organiser un rendez-vous ne nécessite pas un engagement de leur part, mais sème déjà une petite graine à arroser de relances qui peut pousser et fleurir sans grand effort (Karine vous le confirmera, les petits efforts quotidiens valent mieux que de trop rares coups d’éclat).
Le jour de la sortie, les gens seront peut-être occupés, auront oublié que c’est le jour-J. Mais ceux qui auront réalisé une action anticipée (un « pre-quelque chose ») auront la musique prête à l’écoute chez eux, à portée d’oreille. Toute action de ces auditeurs engagés (fans) aura déjà été effectuée et sera comptabilisée dans vos statistiques. Avoir de bonnes statistiques dès le premier jour permet de flatter l’algorithme et d’être potentiellement mis en avant dans les actualités de sorties du jour sur la plateforme concernée (faire bonne impression dès la première rencontre peut aider, même si Karine a déjà vu d’étonnants retournements de situations). Bon, merci Karine, maintenant tu me laisses expliquer.

Capture d’écran du 6 mai 2022 : cet EP de Dreamer n’est pas encore disponible sur Amazon, mais vous pouvez le précommander.

Pre-order (précommande)

C’est quoi ? – La précommande, c’est l’achat avant la sortie. Vous connaissez déjà le principe : les gens payent, et reçoivent automatiquement un lien de téléchargement par mail le jour-J ou le CD physique dans leur boîte aux lettres dès qu’on approche du jour J.
Comment faire ? – Avec le pre-order, votre single/EP/album est visible sur la plateforme Amazon dès que votre musique leur est transmise. Amazon fait le boulot et génère automatiquement une page de produit avec un bouton « précommander ». Vous n’avez donc rien à faire. Et ça c’est beau.
Bonus – En remerciement, vous pouvez remettre à vos acheteurs une « instant gratification » : pour chaque pre-order, vous pouvez paramétrer un titre à envoyer en avance, dès le paiement. La loyauté, ça se remercie !

Pre-save (préenregistrement)

Quelle différence ? – Point de pre-order/pré-achat/précommande pour une plateforme d’écoute en streaming car vous n’achetez pas de musique en streaming. C’est un modèle économique d’abonnement et l’utilisateur n’est propriétaire d’aucun fichier.
C’est quoi ? – Ce service propose à votre communauté de glisser votre future sortie dans leur bibliothèque Spotify, Deezer ou Apple Music*. Comme un post-it mais en mieux (sauvons les arbres). ( *voir « Pre-add » pour Apple Music)
Comment faire ? – Contrairement à Amazon qui génère des pages automatiquement pour les musiques qui vont sortir, les plateformes de streaming ne proposent aucun bouton « pre-save ». Ce n’est pas non plus votre distributeur digital qui s’en charge. Il faut passer par des sites tiers pour générer une page « d’avant-sortie » avec un bouton pre-save : Feature.FM, Linkfire ou ToneDen. Vous aurez juste besoin du code UPC de votre sortie. Votre distributeur digital vous donnera cette information si jamais elle n’était pas trouvable sur votre compte utilisateur.

Pre-add (préajout)

Quelle différence ? C’est le « pre-save » d’Apple, c’est exactement le même principe mais Apple veut utiliser son terme juste pour faire son intéressant, comme d’habitude quoi.
Comment faire ? – Pour activer Apple Music dans le « pre-save », il faut juste au préalable choisir (au moins) un titre de remerciement (« instant gratification track ») qui sera accessible pendant la période de pre-save/pre-add. Contrairement à Amazon, pour qui c’est une possibilité, le morceau de remerciement à l’achat est impératif pour le pre-add d’Apple Music. Le pre-add est un pre-save d’Apple avec de la musique à écouter en avance (au moins un titre et au maximum 50% du contenu total).

Désormais, vous savez tout ce qui est possible avec la distribution digitale.
– Si vous avez encore des questions, pensez à consultez la FAQ .
– Je vous invite également à jeter un oeil sur le formulaire de transmission de votre musique avec les informations à fournir, pour vous faire une idée de ce que requiert une distribution digitale.
– Si vous avez la flemme d’écrire un mail, il y a une boîte à questions en bas de la page d’accueil . Pour ajouter une pièce jointe ou si vous préférez le mail, vous pouvez aussi envoyer vos questions (ou vos félicitations et encouragements !) par mail : contact@distribution-tqidr.com
– Enfin, si vous voulez vous inscrire à l’Amour est dans le Pré : lamourestdanslepre@m6.fr

E.C.