Laboratoire musical, Non classé, Témoignage

BILAN 2020 (2/3) – Evolution logicielle

Dans le précédent article, j’ai abordé l’aspect matériel de 2020. Je n’ai pas acheté beaucoup de matériel… physique. Par contre je n’y ai pas été de main morte au niveau des VST (Virtual Studio Technology), plugins d’effets et instruments. Bien sûr, ils répondaient à des besoins réels, ou bien ils ont su me conquérir au détour d’une pub ciblée (je ne suis qu’un être humain). J’ai lu des centaines de tests, des milliers de commentaires, j’ai testés énormément de choses, j’en ai appréciées beaucoup, mais je vais vous lister ici uniquement les plugins d’effets qui sont devenus en 2020 mes incontournables presque à chaque projet, et les instruments VST qui m’ont le plus mis sur le cul par leur réalisme, dont je suis pratiquemment tombé amoureux et qui sont devenus mes références. Pour plus de clarté et d’exhaustivité, j’ai fait deux listes :
le TOP 10 des meilleurs plugins d’effets et le TOP 10 des meilleurs instruments VST parmi ceux que j’ai testés en 2020 (pas forcément sortis en 2020). Je n’ai évidemment pas tout testé, je n’ai évidemment pas les mêmes besoins ni les mêmes goûts que vous, j’ai évidemment zappé quelques bombes sorties en 2020 et qui m’ont échappé ou dont je me fiche royalement ou que j’observe au loin avant de me décider à les tester.
Ce ne sont pas des classements, il n’y a pas d’ordre car ce sont tous des vainqueurs, mes numéros 1 de 2020 pour moi.

NB : Les VST achetés pendant le Black Friday de Novembre 2020 et Noël dernier ne sont pas inclus dans cette liste puisque je ne les ai pas encore suffisamment testés. C’est à l’usage en 2021 que je verrai s’ils méritent d’être dans mon « best of » dans un an !


TOP 10 des plugins d’effets

1. WAVES GEQ : une vague d’EQ entre deux vagues de Covid-19

GEQ : Mon EQ a-do-ré, tellement précis et confortable, on voit clairement ce qu’on entend, on modifie chirurgicalement ce qu’on veut, et on a le choix entre bouger les curseurs un par un ou dessiner la ligne d’EQ comme si on était dans Paint. Je n’ai jamais aussi bien senti un EQ. Je sais, c’est pas bien, on ne sent pas l’EQ.
Il est vieux, il est sorti en 2013. Je ne suis tombé dessus que l’année dernière. Avant de le connaître, j’utilisais le C6 multiband compressor de Waves, qui m’avait tout de suite inspiré confiance visuellement parlant, avec lequel j’ai appris à repérer les fréquences sur lesquelles agir. Avec GEQ, j’ai appris à mieux doser l’intensité des corrections. Cet enthousiasme peut paraître un peu exagéré, mais un EQ c’est quand même super important pour travailler un mixage.


2. WAVESFACTORY Echo Cat : miaou, miaou, miaou, miaou

Echo Cat : Émulation par Wavesfactory du Copicat de Watkins, célèbre delay à bande utilisé notamment par Pink Floyd, soyeux et ludique, avec des presets assez créatifs et une tonne de réglages précis et réalistes. Pour habiller une voix ou une guitare en solo, c’est juste formidable. Quand on ne sait pas quoi faire pour épaissir quelque chose qui devrait bien sonner mais qui sonne un peu léger, un peu fin, insuffisant, c’est le premier truc que je tente, pour ne pas ajouter une autre piste qui n’a rien à voir en soutien.
Comme tous les delays analogiques, l’effet du wet mix est légèrement plus mat que la source, ce qui permet de consolider en évitant les collisions. Ça me rappelle pourquoi j’utilisais le delay de la pédale FX600 de Behringer (un multi-effets de Behringer) plus souvent et différemment de ma pédale de delay BOSS, qui a un son trop clair, probablement parce que ses composants sont de meilleures qualités donc trop précis dans la restitution du son.


3. KLEVGRAND Kleverb : la Suède n’a pas inventé que les Krisprolls

Kleverb : Une réverb excellente et très intuitive (« kleverb = clever reverb »), avec le petit EQ dans le coin pour vraiment modeler l’effet sans ouvrir un autre plugin en plus. L’interface graphique est jolie et bien ordonnée, comme tous les plugins de Klevgrand, entreprise suédoise de (klev)GRAND talent.
Ce plugin m’a fait reléguer le H-Reverb de Waves à la deuxième place. H-Reverb est un tout petit peu plus gourmand en ressources, et un tout petit peu moins intuitif dans son interface (je trouve), et me semble un petit peu moins réaliste, mais ça c’est subjectif. Il garde tout de même la médaille d’argent dans mon coeur. En fait toutes les reverbs sont intéressantes et différentes (on va en voir une autre tout à l’heure), chacune est appropriée à une situation particulière et donc elles ne sont pas interchangeables. Avoir plusieurs reverb avec des caractères différents est pratique.


4. SOFTUBE Tape : un tube mou qui tape dur

Tape : Une énième émulation de saturation à bandes, me direz-vous, mais quelle beauté et précision dans le grain apporté. Ce plugin donne littéralement vie à une piste froide, idéal pour donner un coup de pouce à des VST d’instruments. Je ne saurais trop comment expliquer, mais à chaque fois que je l’ajoute bien dosé sur une piste de batterie ou de guitare, ce plugin me comble de bonheur. Les comparaisons avant-après sont dingues, il est même devenu très rare que je n’en mette pas sur une piste. En outre, on s’en fout mais ce plugin est très joli (on voit les bandes bouger en temps réel, sans que ça ne mange trop de ressources).
Les émulations de saturation à bandes sont toujours très jolies et c’était d’ailleurs ce qui avait attiré mon attention sur la Kramer Tape de Waves, qui finalement qui ne m’a pas emballé très très longtemps. Ses saturations ne sont pas vraiment agréables quand on les pousse un peu, en tout cas pas conformes à ce que j’attends d’une imitation de lecteur à bandes magnétiques. Plus récemment, je m’étais laissé tenter par le J37 Tape de Waves, bien plus cool et réaliste que Kramer Tape : très intéressant pour stimuler la créativité (on peut faire des trucs dingues un peu extrêmes) mais il est peu emballant pour faire dans la subtilité.
Ce que l’on recherche chez une modélisation de lecteur à bandes, et que Softube Tape permet d’obtenir, c’est de la profondeur, de la « 3D » sonore, avec des harmoniques à dynamiques intelligentes qui accentuent le relief initial, avec un travail plus subtil qu’avec un EQ pour donner vie au son. Tout plugin de saturation n’aura pas le même résultat. Il faut que l’algorithme du plugin soit programmé de manière à « développer le spectre » d’une façon raisonnable et réaliste pour qu’on ait l’impression de ne pas juste détruire le son.


5. KLANGHELM SDRR : Super Disto Réaslite pour Radins

SDRR : Avec lui, vous aurez toutes les sortes de saturation avec tous les paramètres possibles, et une myriade de presets pour vous inspirer les meilleures corrections possibles, très pratique notamment pour sculpter les kicks avec finesse (c’est mon usage principal). Ce plugin a aussi un « exciter » digital qui ajoute des harmoniques avec transparence, un effet fuzz, et une version « desk » émulant une tranche de console. Ce plugin permet vraiment des saturations moelleuses, riches, aiguisées. Et en plus on peut décider de la taille de l’interface, détail non-négligeable. Tous les plugins de Klanghelm sont très intelligemment conçus (j’ai aussi le compresseur DC8C) et à un prix fou pour leur qualité : moins de 30 euros (vous connaissez les prix du marché hein, vous savez que c’est indécemment bas). Il y en a même quelques-uns qui sont gratuits.


6. KLEVGRAND REAMP : tenez-vous à la REAMP de l’escalier pour monter en qualité

REAMP : Quand on enregistre des guitares électriques avec des amplis ou des simulateurs d’amplis, on peut rater son coup. Quand on s’en rend compte seulement à l’étape du mixage, c’est problématique. Avec REAMP et ses réglages hyper détaillés, on peut sauver la situation. C’est une utilisation détournée que j’ai employée avec succès. A ma connaissance, aucun plugin ne sait être à la fois si actif, si précis dans ses corrections, sans ruiner l’équilibre global. Alors, si c’est efficace dans ce genre de situations, imaginez ce que ça donne quand on s’en sert véritablement pour du reamping à partir d’un signal direct, tâche pour laquelle ce plugin a été conçu. C’est précis, ça reste musical, ce n’est même pas si moche dans les extrêmes, tout serait utilisable, selon le contexte. Une version gratuite du plugin est disponible sur leur site. Klevgrand ne fait que des plugins brillants, indispensables. J’aime Klevgrand.


7. KLEVGRAND Knorr : le goût de la bonne soupe dans votre mix

Knorr : Ces Suédois sont décidément trop forts. Knorr un plugin de la famille des « exciters », avec la possibilité de paramétrer intuitivement avec un pointeur qu’on déplace avec la souris. Sur l’axe horizontal, on choisit la fréquence. Sur l’axe vertical, on choisit l’intensité de la distorsion qui générera des harmoniques pour faire émerger d’une manière délicate ce qui manque pour une basse par exemple. Klevgrand a sous-titré son plugin « Bass vitalizer », mais ça marche aussi pour des synthés qui manqueraient de corps. Plutôt que faire une correction sur un EQ, les harmoniques de Knorr sont plus subtiles. C’est mon plugin incontournable pour les modélisations d’Ondes Martenot (ayant pour base l’instrument Bowed Crystals dans le VST Equator de ROLI).


8. KLEVGRAND Haaze : un carré d’Haas en une seule carte

Haaze : Ce n’est pas un running gag, Klevgrand est vraiment mon coup de coeur de 2020. Faire glisser un instrument sur l’axe panoramique droite/gauche ne m’a jamais donné l’impression de le déplacer spatialement, car il le glisse juste sur un rail en 1 dimension. Haaze le déplace en 3D, en utilisant l’effet Haas pour créer l’effet psychoacoustique d’une largeur stéréo, même sur une piste en mono. Bien que m’ayant d’abord bluffé techniquement en 2015 (j’en ai mis partout pendant plusieurs semaines), le bx_stereomaker de Brainworx ne m’avait finalement pas convaincu musicalement. L’opération de « stéréofication » est effective, certes, mais je ne la trouve pas belle car le résultat n’est pas super réaliste. Je l’avais finalement laissé tomber pour utiliser des reverb légères traitées avec le S1 Stereo Imager de Waves, qui permet des rotations pour des déplacements circulaires autour du centre, pas cette translation latérale pas suffisamment réaliste. Haaze va encore plus loin, car lui il a un EQ panoramique paramétrable : 16 bandes de fréquences à répartir spatialement plus ou moins à droite ou à gauche. Ce plugin est très déroutant car il propose une interface révolutionnaire aussi simple à comprendre sur le papier que difficile à régler soi-même en pratique. Il faudra s’appuyer sur des presets qui orientent les choix, puis bidouiller pour éventuellement affiner les choses. Personnellement, je préfère ne pas commettre d’erreur en modifiant les presets de Haaze, pour ne pas bouleverser l’effet psychoacoustique précisément paramétré par les programmeurs de Klevgrand, et je fais mes modifications d’EQ avant ou après ce plugin.


9. VALHALLA Supermassive : Holalala Supergratis

Supermassive : Ce plugin est gratuit, ce plugin est gratuit, ce plugin est gratuit. Et il est fabuleux. Et gratuit. Je vous ai dit qu’il était gratuit ? L’équipe de Valhalla a décidé de le donner aux gens pour apporter une aide symbolique aux musiciens, pour aider les confinés à renouer avec le concept d’espace. C’est beau. C’est gratuit, je vous le rappelle. Sorti en mai dernier, ce plugin a été immédiatement téléchargé par ma personne, juste pour sa gratuité, radin/pauvre que je suis. Ses presets sont incroyablement inspirants. J’utilise Supermassive un peu comme l’Echo Cat dont j’ai parlé plus haut, pour étirer créativement l’image d’une piste, mais il traite le son d’une manière plus folle et plus affirmée. Pour remplir l’espace avec des réverbs créatives aux identités fortes, des délais modulés, c’est LE plugin que tout le monde devrait avoir dans sa boîte à outils. D’ailleurs chacun des presets porte le nom d’une constellation ou d’un objet céleste de grande envergure : Gemini, Hydra, Centaurus, Sagittarius, Andromeda, Large Magellanic Cloud… Voilà quelques aperçus de l’ambition de grandeur que vous pourrez avoir pour vos pistes !


10. SCUFFHAM S-Gear : Est-ce (Richard) Gere ? (je finis ce Top 10 avec un calembour génial)

S-Gear : La première fois que j’ai utilisé un simulateur d’amplis, c’était en 2013 avec Amplitube 3. Ça m’avait mis sur le cul d’avoir toutes ces couleurs d’amplis dans un seul programme, c’était grisant. A l’époque, j’habitais en Angleterre, et je n’avais pas de place dans ma chambre pour utiliser mon Vox AD50VT (que j’aime par-dessus tout et qui demeure irremplaçable dans mon coeur) donc Amplitube 3 était bien pratique. Il y a tous les amplis du monde (avec les vrais noms ou pas) : Fender, Vox, Marshall… et mon chouchou, Orange. J’ai eu Amplitube 4 plus tard, qui globalement fait pareil en mieux. A l’usage, j’ai finalement préféré opter en priorité pour les pédales SansAmp de Tech21, tout en utilisant Amplitube spécifiquement pour ses amplis Orange que je trouve très convaincants. J’ai voulu voir ce qui se faisait de plus pointu, plus réaliste. Après avoir enquêté, Bias FX (et/ou Bias AMP, j’ai jamais rien compris à leur offre) a l’air vraiment bien mais très cher et pas parfait. Oui, la perfection n’existe pas, je sais. Enfin, je le croyais. S-Gear est sobre, propre, tant en son clair qu’en crunch, ou disto. Toutes les guitares sonnent, avoir un réglage satisfaisant ne tient pas du miracle comme avec d’autres simulations d’amplis. Amplitube a été très frustrant sur ce point, très aléatoire. Impossible de ne pas aimer S-Gear, il fait l’unanimité. Mais ne croyez personne sur parole, jamais. Testez la version d’essai de 10 jours. Quant à Amplitube, je ne l’enterre pas du tout, et je testerai la version 5 qui est sortie il y a quelques semaines.


TOP 10 des instruments VST

1. ROLI Equator : l’open-world, des pôles à l’Equateur

Equator : Ok, j’ai découvert Equator en avril 2018, avec le clavier Roli. J’ai commencé avec le Seaboard Rise 25, qui a fait le bonheur de Leyne qui avait eu l’inspiration de faire un album instrumental tout entier, en une seule nuit, quelques heures seulement après avoir découvert la bête. Et plus tard j’ai réussi à trouver le Seaboard Rise 49, deux fois plus grand, pour un prix follement bas en excellentissime état en occasion. En neuf, ça coûte la peau du cul-cul. Oui, je me justifie, je ne suis pas riche : je suis chanceux ! Mais l’investissement en valait la peine.
Je ne dissocie pas le clavier Roli du VST Equator, car ils fonctionnent ensemble et sont indissociables (en vrai on peut hacker le truc et attribuer à Equator un autre clavier midi si on a aussi un Roli connecté en même temps). Equator permet de faire des sons incroyables, que je ne cesse de découvrir, et de fabriquer également. A chaque écran d’instrument, on a la possibilité de mélanger des bases différentes de son choix, d’en désactiver certaines, on sculpte tout ce qu’on veut pour faire tous les sons qu’on peut imaginer. Plus qu’un VST, plus qu’un clavier midi, le tandem clavier Roli / Equator a littéralement changé ma vie et ne cesse de me surprendre, encore aujourd’hui en 2021, presque trois ans après son acquisition. Equator 2 est sorti il y a quelques mois, je ne l’ai pas encore essayé, mais j’ai une confiance a-veugle en Roli et je l’ai téléchargé il y a quelques jours.


2. IMPERFECT SAMPLES Braunschweig Upright Piano : plus authentique qu’un vrai piano

Braunschweig Upright Piano : Depuis tout petit, je rêvais d’avoir un piano droit. A 6 ans, j’ai eu un piano numérique Korg, que j’ai adoré de tout mon coeur. Mais quand je touchais le vrai piano droit chez ma prof de piano, ou chez des gens, il se passait quelque chose de magique. Le son du bois, la vibration des cordes qui prenaient la couleur du bois en traversant la charpente de l’instrument… Irremplaçable. FAUX !
Ce piano droit d’Imperfect Samples est bouleversant. J’ai un Kawai ES8 que j’ai choisi car c’est le clavier qui me correspondait le mieux parmi tous ceux que j’avais pu essayer, avec toucher ivoire et bluffante imitation de la mécanique des marteaux. Pour aller avec ce clavier, il me fallait le bon VST de piano. Les deux sont inséparables. Avant de pouvoir être le résultat d’une programmation au clic de la souris, la musique est originellement une expérience physique d’interaction d’un humain avec un outil, une rencontre charnelle, une fusion entre un corps et une extension, une augmentation humaine antique. J’ai beaucoup aimé Addictive Keys de XLN audio (encore des Suédois !) qui a été pendant 5 ans mon piano de référence. Mais ce piano Braunschweig, quelle CLAQUE. Bouleversant. Il peut être lancé via Kontakt ou en VST indépendant avec moins d’options (j’ai cliqué partout sans rien trouver). Ce VST n’a pas l’air très connu, je suis même le premier à avoir laissé un avis sur Audiofanzine.
A chaque fois que je m’abandonne à lui, je le trouve encore plus beau que dans mes souvenirs de la précédente session. C’est le VST le plus bouleversant que j’ai eu entre les mains. Bouleversant. Pour 51,73 dollars, soit 42 euros environ, vous aurez la version basique totalement magnifique. Pour deux fois plus, vous aurez la version complète. Si vous êtes un pianiste amoureux des pianos, vous devez vous jeter sur ce VST immédiatement. Je n’ai pas d’actions et je ne touche pas un pourcentage sur les ventes, je veux juste que vous soyez heureux.


3.  EMBERTONE Walker 1955 Steinway D : le piano à queue qui vous fait remuer la vôtre

Walker 1955 Steinway : Quand j’ai trouvé le Braunschweig, j’avais mon piano droit, c’était clair et net. Mais je cherchais aussi mon piano à queue. Plutôt que vouloir mettre un piano qu’on aime à toutes les sauces, dans tous les styles, à grand renfort d’amputation spectrale, il semble plus intelligent d’utiliser le piano approprié. Et là, mama mia, on a un si beau Steinway. Fermez les yeux, le piano est là, avec de la rondeur, de la présence… Je vous souhaite d’avoir un piano midi que vous sentez bien, pour pouvoir avoir de quoi apprécier ce VST d’une classe qui n’a pour égale que… la petitesse de son prix ! 100 dollars pour la version standard (avec 12 couches de vélocité), et 150 avec les 36 (littéralement) couches de vélocités. C’est de la fo-lie. Que dire des différentes positions de micros qui permettent de viser avec l’angle de votre préférence. La classe. Il faudra juste choisir vos préférés si vous ne voulez pas encombrer vos disques durs. On est sur du 200 Go au total (30 go par config de micro).


4. PRODUCTION VOICES Grand Piano : un VST aussi gros que l’instrument original

Production Grand Piano : J’avais mon piano droit Braunschweig, mon piano à queue Steinway, pourquoi diable me fallait-il encore un autre piano ? Parce que j’aime les pianos à queue Yamaha qui ont une sonorité brillante, qui sonnent un peu moins « en dedans » qu’un Steinway. Cet instrument a un défaut : son prix. Cette fois-ci, on explose les 100 euros, avec un bon gros 329 dollars (environ 270 euros) (ramassez votre mâchoire), ce qui inscrit clairement ce piano dans la catégorie des trucs qu’on achète seulement si on est riche et/ou passionné. On n’est pas sur de l’achat compulsif potentiel là. Pour moi, c’est un défaut, même si la qualité globale le justifie (les deux autres pianos sont tout aussi parfaits mais moins chers, tout de même). Bon, il y en a un autre, de défaut : c’est son poids. J’avoue, je fais de la grossophobie mais seulement avec les VST. C’est louuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurd. Pour vous donner une idée, j’avais tenté d’ouvrir ce VST en mars, avant l’achat de mon SSD. Mon pauvre disque dur avait mis environ 55 minutes pour charger tous les samples. Evidemment, ensuite l’instrument restait injouable tellement c’était au-delà des capacités de mon ordinateur. Avec un SSD, c’est sans souci, mais ça reste long : 7 bonnes minutes… pour lancer un instrument merveilleux qui tourne bien. Je lui pardonne. Je lui demande pardon, même.


5. SPITFIRE « Originals » Epic Brass and Woodwinds : anoblissement instantané

Epic Brass and Woodwinds : Que c’est compliqué de tomber sur des bons instruments à vent en VST. On a des « pouêt », des « zouiz », des « prout », rien de bien satisfaisant. Mais Spitfire a réalisé un modèle d’ergonomie (+ pas de Kontakt requis) et de beauté de son : la prise en main est intuitive, et ça sonne tout de suite, c’est vivant, c’est réel. Mais je vais être clair : comme d’habitude, ce n’est pas l’instrument qui fait tout, donc il faudra de la musicalité et des choix judicieux au niveau arrangements et compositions si vous voulez que ça sonne VRAIMENT de manière réaliste. Un bon outil utilisé n’importe comment peut susciter des facepalms, des rires. Ne désespérez pas : bossez, même si ce ne sont « que des instruments virtuels ». Bossez !


6. SPITFIRE « Originals » Intimate Strings : anoblissement instantané

Intimate Strings : Encore Spitfire ? Oui. Oh que oui ! Pour les interfaces, ils ont fait du travail à la chaîne : leurs instruments estampillés « Originals » ont tous la même. Vous êtes déçus ? Oh… Il n’y a aucun autre point négatif. Et toc. Leur série « Originals » est très précieuse pour les petites bourses, 29 euros chaque instrument. Et très précieuse aussi et surtout pour les amoureux des sons orchestraux avec des sonorités « pop » ou « cinématographiques ». Ces sons, plein de vie, s’insèreront sans mal dans un mix dans ces registres. Le sous-titre de cette série d’instruments VST est « Essential cinematic ingredients ». Il est donc totalement logique que ces violons aient du caractère, puisqu’ils ont vocation à souligner une image à l’écran. Ils sont là, prêts à l’emploi. Même conseil pour tous les produits Spitfire : renseignez-vous sur la musicalité des instruments que vous achetez, ça ne fait pas tout le boulot tout seul.


7. SCARBEE Rickenbacker bass : contre mes principes mais tellement bon

Scarbee Rickenbacker Bass : Jusqu’en 2015, je n’avais pas de basse. J’utilisais un pitch-shifter/octaveur sur une corde de mi grave de guitare électrique pour « remplacer une basse ». C’est la honte, et c’est aussi la classe d’être si obstiné que ça dans le DIY. Puis j’ai décidé d’acheter une vraie basse, même si c’est une solution très mainstream comparée à la précédente. Après plusieurs mois de recherches, j’ai opté pour une Squier Vintage Modified Jaguar Bass Special HB. C’est ma première basse, j’en suis très content. Quelques années plus tard, je cherchais une modélisation de guitare Rickenbacker 12 cordes en instrument VST, car c’est mon instrument préféré, que je m’achèterai plus tard quand je le mériterai, et quand j’aurai les sous aussi. Je voulais voir si je trouvais un truc équivalent en numérique (j’ai une Danelectro DC59-12 que je trouve super cool mais qui n’a pas cette couleur Rickenbacker évidemment). Je n’ai pas trouvé, snif, mais j’ai trouvé une basse Rickenbacker. Ma déception s’est vite envolée !
Avec cet instrument de Scarbee, je considère que j’ai une deuxième basse, une Rickenbacker 4003 de 1980 en plus, c’est pas dégueu. C’est vraiment super conforme au son de l’instrument original, quel bonheur ! Pour avec un jeu carré offensif, c’est parfait. Ça sonne vraiment comme du Red Hot, genre vraiment, merde ! Pour un jeu plus en dosage, avec du slide et du hammer, il faut que je bosse davantage la technique de ce VST, mais tout est possible.
On peut tout régler, TOUT : le preset du son si on est fainéant, ou alors carrément le baffle et le type de micro devant, l’ampli. Mais les machines que l’on voit sur l’interface graphique utilisateur ne sont pas là pour faire joli (enfin, pas que) : on a aussi un EQ, un compresseur, et une modélisation de lecteur à bandes pour soigner sa saturation. Il n’y a que deux choses à l’écran qu’on ne peut pas régler : la lumière et le tapis. Quel gain de m
Fun fact : sur le site de Scarbee, le VST est SOLD OUT. Mais comment hein quoi ? C’est un produit dématérialisé je vous rappelle, les gars, non mais ça va pas la tête ? Vous avez cassé le logiciel qui génère les clés d’utilisateur ? Bon, en vrai je pense qu’il s’agit d’un deal avec Native Instrument, puisqu’on trouve le VST sur leur site à eux. Ouf.


8. BEATSKILLZ Synthwave Drums : aussi cool que jouer à Streets of Rage

Synthwave Drums : Quel pied ! Des dizaines de kits de percussions électro très typées « synthwave », rétro, qui rendent hommage aux années 80. C’est puissant, c’est propre, c’est ludique, c’est rigolo, c’est efficace, et c’est 9 dollars (7,40 euros) en ce moment ! Impossible de passer à côté, c’est de la BOMBE.


9. DECENT SAMPLES : l’homme qui a rendu possible le voyage dans le temps

Decent Samples : Dave Hilowitz est un héros des temps modernes. C’est un compositeur qui a entrepris de sampler tous les instruments qui lui tombent entre les mains, et il est en train de constituer un catalogue épique de plus en plus large. Son blog commence en septembre 2018 avec l’histoire de son piano quart de queue, fabriqué en 1929, présent dans sa famille depuis les années 1950. Sa mère, pianiste, doit déménager, mais n’a pas de place dans son nouveau logement pour y emmener ce piano. Elle propose à Dave de le récupérer, mais lui non plus n’a pas la place pour l’accueillir chez lui. On peut alors imaginer leur coeur brisé quand elle a décidé de se débarrasser du piano en le donnant à quelqu’un d’autre. Quand on aime une image, on prend une photo. Si on aime un son, on peut l’enregistrer. Alors Dave a samplé ce piano, de manière à pouvoir garder une trace précise de la sonorité de ce piano-madeleine de Proust familiale. Ce piano est en téléchargement ici. Mais cet instrument n’est qu’un exemple parmi d’autres, et chaque sampling d’instrument est une histoire, une aventure que Dave vous raconte dans ses vidéos dans lesquelles sa passion est palpable, et contagieuse. Dave a réussi, par son art du sampling, à créer une forme de machine à remonter le temps, qui permet de jouer à des instruments fragiles, des instruments rares, des instruments singuliers, et ainsi rendre possible des choses qui logiquement ne devraient pas ou plus être possibles. Beaucoup de ses travaux sont gratuits, les autres coûtent une poignée de dollars. Bravo et merci à lui pour ce très bel engagement, et tout ce travail… à la fois pour la postérité de ces instruments et par générosité pour les musiciens curieux de nouvelles expériences.

10. SPITFIRE « Labs » : si c’est gratuit, alors je prends

– « Labs » : Spitfire sait diversifier son offre et toucher tous les publics. Pour ceux qui appartiennent à la mouvance « quand on aime on ne compte pas« , il y a du BBC Symphony Orchestra Professional pour moins de 1000 euros (999 euros). Pour les gens normaux, il y a la série « Originals » à moins de 30 euros (29 euros). Et pour les gens fauchés, il y a la série « Labs« , gratuite. On y trouve plus d’une trentaine d’instruments gratuits, disponibles en quelques clics. Ils ne sont pas tous magnifiques mais auront au moins le mérite d’exister pour inspirer au moins une personne quelque part un jour, donc ne vous moquez pas trop du Rare Groove Piano, par exemple. Blague à part, offrir tous ces instruments est très sympa, et vous allez faire comme moi, vous allez tout télécharger, et n’en utiliser que 2 ou 3 maximum au cours de l’année. C’est pas grave, ils seront tous là, en attente, disponibles « au cas où ». Comme les 3000 plugins d’effets qu’on a achetés car « ça pourra toujours servir ».

« Quand on l’écoute, on met un genou à terre tellement c’est pur. »

Oui, cet article sur les plugins et instruments VST est rempli de superlatifs, j’imagine que ça doit être usant à force de lire des termes forts galvaudés par mon enthousiasme débordant. Mais je vous jure, tout ça, ce sont mes trésors de 2020. Enfin, une partie de mes trésors. Le format « top 10 », c’est uniquement pour m’imposer la contrainte de ne pas parler de TOUT, juste des meilleurs. Mais j’ai quand même cru que je n’allais jamais finir d’écrire cet article. Sans mes notes dans mon cahier, je n’aurais pas pu faire cette liste, donc merci à moi-même d’être si méthodique. En tout cas, après l’évolution matérielle et logicielle, il ne nous reste plus qu’un seul aspect à aborder dans le prochain article pour le bilan 2020 : l’aspect artistique. A SUIVRE !

E.C.

Non classé, Témoignage

BLUE CHILL – Voyage dans le temps et dans les internets de 2002 à 2021

Depuis décembre 2020, Blue Chill (mon groupe/projet musical) a un nouveau site avec un nouveau nom de domaine, bluechill.org. Blue Chill existe depuis presque 17 ans et a occupé, sous toutes ses formes, l’espace offert par internet pour exister, et a connu à peu près toutes les plateformes de réseaux sociaux depuis… l’invention des réseaux sociaux, pour finalement encore avoir un site en 2020. Je trouve assez intéressant de passer en revue mon cheminement à travers les internets depuis le début du début.
NB : N’oubliez pas que c’était il y a longtemps, les standards esthétiques ont beaucoup évolué, et j’étais jeune.

2002 / Netscape, Yahoo Messenger et Lycos

En 2002, je découvrais internet. J’avais commencé à faire un site par l’intermédiaire de Netscape (#RIPNetscape), en tout cas je le croyais. Un peu à la manière de Creed dans The Office, j’avais juste tout rédigé et mis en forme dans le navigateur, sans aucune publication en ligne. On ne se moque pas. Bon, ok, si, on peut. Premier contact avec l’idée d’exister dans les internets.
En 2004, année de création de Blue Chill, je trouve un moyen de publier sur internet : Lycos, et son interface « Multimania ». Avec web ftp et WYSIWYG, et mon inspiration immonde de draps bleu foncé en fond d’écran, pour faire classe (j’ai cherché l’image, mais elle est tellement 2004 qu’elle n’apparaît pas dans Google Images). C’était profondément moche, surtout que je mettais trop d’images sur chaque page et c’était lourd sans ADSL à l’époque.
Je jouais l’apprenti sorcier, en copiant-collant des codes html « magiques », trouvés sur internet, qui faisaient par exemple tomber de la neige à travers les pages du site quand c’était l’hiver. Je programmais des pop-up sur la page d’accueil pour souhaiter « Bienvenue » (avec le bouton « OK » pour fermer le pop-up). Il y avait aussi le compteur de visiteurs pour se la raconter quand on arrivait à plus de 100. J’avais même réussi à y héberger un « tchat ». A cette époque, j’ai découvert l’utilisation des balises html pour le gras/souligné/italique, pour les couleurs, pour les alignements, incrustations de liens, affichages d’images. C’était rigolo, mais beaucoup plus pour moi que pour les visiteurs.

2004/ Skyblog, l’époque où on écrivait des pavés

Toujours en 2004, il y a eu Skyblog. Les « skyblogs » étaient proposés par le site de la station de radio spécialisée dans le rap et le R’n’B, Skyrock. Mais on trouvait toutes sortes de profils parmi les utilisateurs de cette plateforme, y compris des adorateurs de Christophe Maé (pas moi) ou de Radiohead (moi). Le principe était simple : on postait une image ou un texte, ou les deux. A l’époque, aucun like, juste des commentaires. L’engagement des visiteurs demandait plus de temps qu’avec les likes rapides d’aujourd’hui. Il y avait la possibilité de faire partie d’une vraie communauté dont les membres se commentaient mutuellement les articles. Ça marchait, c’était un peu intéressant parfois, bon enfant, mignon.
Skyblog servait de journal intime, ou à partager des récits humoristiques de quelque chose qui nous était arrivé, ou une critique de film, d’album de musique… Les photographes et graphistes postaient leurs œuvres, les musiciens devaient héberger leur musique ailleurs et faire des liens externes. Dans un premier temps, Skyblog était donc idéal pour ranger les premiers textes de chanson de Blue Chill, décorés de visuels parfois faits maison, parfois offerts par le camarade Toma, dessinateur possédant un joli coup de crayon. A ma grande surprise, ce blog existe toujours : https://bluechill.skyrock.com/

2005 / Myspace : « oups »

En 2005, Blue Chill commence à avoir ses premiers mp3, et Myspace a le vent en poupe à cette époque. On a quelque chose d’assez directif, plus que Lycos mais moins qu’une page Facebook. On a des blocs que l’on peut bouger, customiser, et tous les utilisateurs usent et abusent des incrustations de codes html. On a des licornes_scintillantes.gif et des winking_rabbits.gif, les profils perso sont très kawaii, mais certains profils musicaux sont la classe incarnée. J’essaye donc de m’inspirer. Le lecteur de musique incrusté en haut de la page accueille dans un premier temps quatre morceaux, avec le compteur de lectures qui apparaît publiquement. De temps en temps, on fait tourner les morceaux, en gardant ceux avec les meilleurs scores d’écoutes, pour impressionner les visiteurs avec des gros chiffres. On peut y incruster des vidéos Youtube, ce qui à l’époque ajoute à l’illusion de professionnalisme. Les commentaires publics se résument bien souvent à « Merci pour l’ajout », parfois on a des vrais commentaires sympas qui font plaisir, sans véritablement sentir une dynamique de communauté, ni pour Blue Chill ni pour d’autres : tout le monde avait juste l’ambition nombriliste d’avoir le plus beau Myspace.
Facebook gagne du terrain à partir de 2007, Myspace a du mal à lutter. Justin Timberlake rachète Myspace en 2012, ok, pourquoi pas. Soudain, le 18 mars 2019, c’est le drame : Myspace perd 12 ans de contenus. Unique trace du myspace de Blue Chill : la capture d’écran ci-dessus. Sinon, oui, le lien reste toujours actif, mais quand j’ai été totalement découragé quand j’ai appris que tout avait disparu, donc je l’ai laissé vide.
Plus de 50 millions de chansons ont disparu, toutes les photos et commentaires et gifs d’animaux mignons uploadés entre 2003 et 2015 sont aspirées dans le néant. What. The. Fuck. Aujourd’hui Myspace est devenu un réseau social fantôme (plus de 100 millions de visiteurs par mois entre 2005 et 2008, seulement 7 millions par mois en 2020) que tout le monde méprise ou déteste (j’en fais des tonnes exprès). MERCI JUSTIN.

2007 / Facebook, le groupe se met à la page

Je m’inscris sur Facebook en novembre 2007, et je suis presque sûr qu’à cette époque aucun de mes amis Facebook actuel ne s’y était encore inscrit. Donc ça ne servait qu’à une chose : regarder qui était assez geek pour s’inscrire sur un tel réseau social pas du tout hypé à ce moment-là. Le format de profil personnel ne se prêtant pas à la présentation d’une activité musicale, j’opte pour le format « groupe ». En 2009, le format « page » arrive et résout quelques problèmes en matière de promotion de contenus. Myspace devient un peu ringard, Facebook gagne en popularité, et en 2020 on y est encore tous… Ou presque. Sur Facebook les politiques de censures de contenus sont plus que discutables, voire carrément totalement injustes, et le côté intrusif de ce géant commence à en gêner beaucoup d’un point de vue éthique. Je ne connais personne nouvellement inscrit sur Facebook, par contre je connais des gens qui quittent Facebook. Il existe bien VK, avec une interface qui ressemble beaucoup au vieux Facebook. Mais quand on veut avoir de la visibilité, on reste dans la lumière.

2008/ La fin de l’ère des blogs, l’avènement de l’ogre Facebook

En 2008, Skyblog pense enfin aux musiciens, et propose un lecteur de musique sur des pages « artistes ». Mais à l’époque de cette mise-à-jour, tout mon réseau a migré vers Facebook, ou MSN Messenger (#RIPMSN) Donc la messe était dite. Par nostalgie, je constitue tout de même une page (bizarrement, à l’heure où j’écris ces lignes, le skyblog musical de Blue Chill existe toujours : https://blue-chill.skyrock.com/) mais Skyblog, devenu entre-temps « blog skyrock » (avec l’extension nomdublog.skyrock.fr), est devenu démodé. Je tente alors une plateforme de blog un peu plus « mature » avec Over-Blog. Mais, arrivé en 2010, le format du blog semble un peu dépassé, et il est plus facile de s’adresser à une communauté au sein-même de l’écosystème où elle existe avec des publications « natives ». Oui, vous lisez un article de blog là, mais ça n’est plus la tendance générale du moment. Autrefois, tout le monde avait un blog, même les gens qui n’avaient pas grand chose à dire ou à montrer. Aujourd’hui, ces gens-là postent leurs photos ou leurs opinions sur Facebook. Le blog est devenu un format incontournable quand on veut écrire beaucoup avec une mise en page soignée.
Un lien externe à Facebook ne bénéficiera pas d’un algorithme de visibilité très généreux. Par exemple, les vidéos sur Facebook n’ont pas toutes le même traitement : les vidéos Facebook obtiennent 477% de partages supplémentaires, 530 commentaires en plus, en comparaison avec les vidéos Youtube, et surtout un taux d’interaction supérieur de 168% (statistiques de novembre 2020). Le compte Youtube de Blue Chill ne peut donc pas être sollicité sur Facebook (oui, je sais, je mise beaucoup sur Facebook). Tout ça ne donne pas très envie de poster un lien vers un blog, mais plutôt de faire une grosse publication dans Facebook. ASTUCE : la technique à utiliser (et c’est ce que je fais), c’est de poster une image sur Facebook pour accompagner tout lien externe. Facebook ne va pas considérer que c’est un partage de lien externe décoré d’une image, mais au contraire qu’il s’agit d’une image native avec une légende… comportant un lien ! Héhé.

2009 / Jamendo et Dogmazic : musique libre, escroquerie et mauvais goût

Concernant la musique libre, on peut voir les choses de deux façons. Soit c’est une voie inspirée par une philosophie : l’idée de partage et de libre circulation de la musique. Soit c’est une voie inspirée par la louze : l’idée d’être écouté à tout prix, surtout le plus petit (prix). En 2009, Spotify et Deezer existent mais c’est beaucoup trop compliqué pour un groupe lambda d’y placer sa musique. Le skyblog musical n’est pas le top de la classe, entaché de la réputation de radio hyper commerciale attribuée à Skyrock. Alors Jamendo ressemblait à une bonne idée.
Le site était propre, convivial avec une communauté mise en avant : un forum vivant, des commentaires bienveillants affichés sous les albums. Regardez la capture d’époque que je vous ai retrouvée (ci-dessus), lisez un peu ce que les gens avaient écrit sous un de nos albums. C’est du pur délire extatique. Jamendo était une sorte de Myspace soyeux sans gifs d’animaux qui clignotent, et avec la possibilité d’y présenter ses albums entiers. Ça peut sembler anodin, mais en 2009, je vous jure, c’était la seule solution simple et gratuite pour présenter en écoute libre un album de plusieurs pistes avec lecteur intégré dans la page (qu’on pouvait exporter d’ailleurs sur une page web).
Hélas, Jamendo est un peu l’île maudite où échouent tous ceux qui n’ont eu aucune reconnaissance, peu importe la taille de leur ambition ou la qualité intrinsèque de leur musique. Je ne dis pas que toute la musique qu’avait posté Blue Chill était grandiose, justement : n’importe qui postait n’importe quoi, et tout le monde le savait, donc personne n’allait sur Jamendo sauf les musiciens qui y postaient eux-mêmes leurs musiques, et quelques rares copains de ces musiciens, pour mettre 5 étoiles par solidarité. Les gentils commentaires n’étaient que de la lèche, parfois on pouvait lire le total opposé, comme « not worth a listen » comme unique commentaire posté sous un autre album. Un avant-goût des réseaux sociaux actuels, cruels, snif.
Une île maudite, disais-je, où s’abritent des musiciens en mal de reconnaissance. Qui se feront dévorer par le monstre de l’île. Le pire, c’est l’attitude de Jamendo. Autant vous dire que les 10 euros qu’Hélène avait laissés comme don n’ont JAMAIS été reçus par Blue Chill. Et Jamendo réussissait même à vendre en douce la musique des utilisateurs du site, non mais sérieusement. Je me souviens d’un groupe brestois qui avait entendu sa musique passer sur une grande chaîne nationale d’un pays frontalier. Jamendo devait être le protecteur et le garant d’une juste rémunération, mais avait perçu l’argent sans rétribuer le groupe. Du coup, pour récupérer l’argent volé par Jamendo, le groupe est passé du côté obscur et a rejoint la Sacem. Comme quoi, parfois nos principes ont juste un prix en fait. Ne nous leurrons pas, l’idée du libre c’était juste de passer pour un musicien pas vénal et modeste en attendant de trouver un moyen de devenir riche et connu, of course. Dès qu’on voit une bretelle de sortie de l’autoroute de la misère, on la prend, quitte à rouler sur un chat errant, j’aurais fait pareil (j’aime pas les chats).
Sinon, Dogmazic c’était comme Jamendo, mais avec l’honnêteté et sans le style. Regardez-moi cette horrible charte graphique orange. C’était tellement moche que finalement j’avais retiré toute la musique de là-bas. Berk.

2011 / Bandcamp, liberté, égalité, sobriété, efficacité

Jamendo semblait mieux que Myspace. Mais Bandcamp a vite remplacé Jamendo dans mon coeur. Cette interface doit être d’origine marseillaise, car elle va « droit au but » (coucou je suis un journaliste des Inrocks). On a tout ce dont on a besoin : l’affichage clair des pochettes des EP/albums, le lecteur intégré, les écoutes et téléchargements intuitifs, la possibilité de vendre sa musique numérique et les éventuels formats physiques, Bandcamp ne conservant qu’une toute petite part de la transaction. Ça reste honnête. En tout cas ça me va tellement que j’en ai fait l’hébergeur principal non seulement de la musique de Blue Chill, mais aussi de toute la musique du label The Queen Is Dead Records.
Les stats permettent aussi de voir en un clin d’oeil tout mouvement quotidien, les sites de provenance des visiteurs, les nombres d’écoutes complètes, partielles et courtes pour chaque morceau. Vraiment bien fait et très utile. Le seul point faible de la plateforme : son aspect communautaire très fermé et exclusif avec des posts impossibles à lire si on n’est pas inscrit sur Bandcamp et si on n’est pas abonné au compte Bandcamp en question. Plus fermé, tu meurs.

2015 / Bandzoogle : plus cher et moins flexible que Wix

La page Facebook était incontournable, avec des communications natives au coeur de l’écosystème dominant, Facebook. Mais il y a de quoi se sentir un peu à l’étroit avec la même mise en page imposée à tout le monde, comme Bandcamp qui est très propre et orienté uniquement vers la musique, sans place pour du blabla. Depuis la mort de Lycos Multimania en 2009, je n’avais plus tenté l’aventure des sites indépendants. J’aimais beaucoup WordPress, que j’avais utilisé au départ comme site pour le thequeenisdeadrecords.com. Mais j’utilisais WordPress comme un blog (des longs articles) (comme celui que vous pouvez lire en ce moment) et pas un vrai site avec un caractère personnel. Et je suis tombé sur Bandzoogle et ses « templates » classes.
J’ai utilisé Bandzoogle pendant 4 ans, jusqu’à ce qu’on me dise que Wix était moins cher. J’avais vu des sites Wix pas très beaux, je trouvais plus rassurant de compter sur les modèles. Wix a des modèles très cools, et dont les éléments sont absolument tous modifiables, dans leur style et leur emplacement. Wix est imbattable ! Surtout qu’en passant par un VPN, en étant géolocalisé en Russie, le forfait est presque à moitié prix. Grâce aux offres du Black Friday, on se retrouve à 3,50 euros par mois. Et si on prend un forfait avec engagement sur 2 ans, on paye encore moins.
Dans les premières versions du site de 2004, il y avait beaucoup trop de pages. Dans la version de 2021, j’ai voulu le moins de pages possibles, synthétiser, et chercher la qualité plutôt que la quantité.

Et le reste alors ?

Avec Facebook, Bandcamp et Wix, on peut être prêts pour la guerre. J’estime ça suffisant dans ma vision, mais il existe d’autres plateformes, dont je suis moins fan, voire pire encore.
Pendant un moment, Twitter n’a été qu’une simple formalité, pour exister là et relayer des infos. Mais l’esprit de Twitter s’est beaucoup dégradé ces dernières années et en 2017 j’ai décidé de ne plus m’impliquer dans cette plateforme qui ressemble de plus en plus à un asile de fous. On n’a que 24h dans une journée, je préfère investir mon temps ailleurs.
Soundcloud ressemble un peu à l’esprit qu’on cherchait tous sur Jamendo. En 10 ans, les moyens de faire de la musique ont évolué, les standards ont grimpé, et il devient plus rare de tomber sur des choses inintéressantes. C’est un peu la « place-to-be » pour tous les musiciens du monde. L’ambiance y est paisible et constructive. Beaucoup de petits groupes ne postent leur musique que là, ce qui fait que ça en fait un catalogue incroyablement riche quantitativement parlant. Il y a énormément de talents inconnus qui postent de la musique géniale. Mais, comme pour Bandcamp, ce n’est pas sur Soundcloud qu’on se fera connaître car c’est une plateforme essentiellement musicale.
Instagram, un peu comme Soundcloud, est une plateforme jolie, où règne une atmosphère pacifique avec un certain sens esthétique. Pas de compte Instagram de Blue Chill pour l’instant, parce que le peu d’activité des dernières années ne le justifiait pas. C’est le compte de The Queen Is Dead Records qui est utilisé pour l’instant.
La dernière plateforme que je dois vous mentionner n’est pas Wikipédia. Blue Chill ne remplit pas les conditions de notoriété pour y figurer, évidemment. Par contre, à l’échelle locale, Blue Chill a réussi à obtenir une page Wiki-Brest (le groupe a été basé à Brest entre 2007 et 2012). C’est plutôt cool, parce que ça permet à tous les groupes locaux de raconter, d’avoir envie de raconter leur histoire.

Dans 10 ans, que restera-t-il de tout ça ? La réalité virtuelle changera peut-être la donne avec des stands en 3D, dans une prochaine mise-à-jour de Facebook, ou même un futur Grand Theft Auto, qui sait ? En tout cas, pour 2021, je crois que tout ça sera suffisant. Et le site reste, pour moi, un must, car c’est l’espace de liberté qui permet de créer une carte de visite sur-mesure qui existe hors des réseaux sociaux, à la fois superbe outil de communication pour créer du lien et horrible fléau qu’est l’aliénation de recherche de popularité.

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La calibration en 2020 : le masque sur la bouche, pas sur les oreilles

Il y a quelques années, j’ai fait la rencontre de Rudi (Rudi, si tu m’regardes, salut à toi), qui à l’époque était étudiant à la SAE (une école d’audiovisuel francilienne). On a partagé quelques aventures musicales plutôt épiques (tmtc), et des bières. Avant de repartir dans son sud-ouest (presque) natal, Rudi m’avait dit « il faudra calibrer tes enceintes, c’est important, c’est même le premier truc qu’il faudrait faire« . Ça m’avait l’air laborieux, complexe, long, cher, boarf, j’avais pas envie. Et finalement…

Très peu de personnes se sont assises sur ce fauteuil en 2020

2020 a été une année au cours de laquelle j’ai produit peu de musique, mais j’ai énormément travaillé. C’est pendant les périodes creuses qu’on fait les grands travaux, qu’on prend le temps de faire ce qu’on ne se pense pas capable de faire dans le feu de l’action. En 2020, beaucoup de feux de l’action ont été éteints, notamment dans notre secteur d’activité. Bon, je n’ai pas « rien fait » non plus. Vous verrez les trucs qui sortiront en fin d’année et en début d’année 2021. Mais il n’y a eu tout simplement aucun enregistrement, aucune session d’écoute, depuis janvier dernier. On est en décembre. Cependant, 2020 n’aura pas été une année blanche (oui, j’écris « cependant », je me crois en cours de Français en 1997).

Extrait du live du 11 avril 2020 avec Devenir Ingeson, avec qui il a réalisé quelques travaux pratiques autour de sa méthode de quantifications sonores

Pendant le premier confinement, j’ai écouté toutes les vidéos de Patrick Thévenot que j’ai pu trouver sur internet. Patrick est un formateur et acousticien spécialisé en psycho-acoustique qui s’intéresse, et intéresse les gens, au concept de calibration d’enceintes, parce qu’enregistrer et prendre des décisions de mixage doit se faire en connaissance de cause, tout comme un photographe doit porter ses lunettes s’il a des problèmes de vue, pour ne pas se retrouver avec des photos mal cadrées, avec des problèmes de focalisation ou de lumière. Quand on est miro, on se fait conseiller d’aller chez l’ophtalmo.
Qui conseille aux home-studistes de faire analyser leurs conditions d’écoute ? Comment savoir si ses écoutes sont « floues », « imprécises »? On s’en rend compte par soi-même quand on entend sa musique diffusée ailleurs, dans la voiture d’un pote, dans le salon des parents. Qui n’a jamais connu la désillusion, celle qui fait dire « oh mon dieu mais c’est de la merde, ça ne sonne pas du tout comme ça chez moi » ? Agrémenté éventuellement d’un petit « tu as un problème avec tes enceintes je crois« . Que nenni. Enfin, si, peut-être, mais globalement non, ce n’est pas exactement ça le bon diagnostic à avoir.

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Un casque fermé et un casque ouvert, ou bleu, ou jaune… (calembour)

Si on écoute le résultat de son travail dans plusieurs systèmes audio chez soi, on se rend bien compte que chaque appareil-qui-diffuse-du-son a sa sonorité, sa couleur. C’est la raison pour laquelle j’ai ressorti cette année ma deuxième vieille paire de Yamaha HS80M, riche en basses, pour avoir un autre angle d’écoute qu’avec mes Mackie HR624 mk2, précises sur tout le reste du spectre. Et je peux écouter aussi mes mixages dans un lecteur CD stéréo basique, un lecteur cassette mono premier prix, un ordinateur portable, mes écouteurs de téléphone Samsung que je connais depuis 2013, et des casques très différents, les Beyerdynamic DT 770 PRO, Audio-technica R80x et Sony MDR-XD100 (oui, c’est un vrai nom de casque, pas un troll) (enfin, pas un troll de ma part en tout cas, peut-être de la part de Sony).

Photo de moi errant à la fac de Segalen (Brest),
également perdu dans ma quête du « bon son »

Au début j’écoutais sur tous ces supports, pour être sûr, car j’étais inquiet. Je voulais multiplier les sources d’écoute, les natures d’appareils de diffusion, pour éviter tout problème qui serait passé inaperçu avec une seule écoute fainéante. Après toutes ces écoutes, quand je suis satisfait, je fais le pari raisonnable que c’est bon, c’est équilibré. Pour être tout à fait honnête, c’était mon protocole il y a quelques années, quand je me sentais très fébrile à l’idée de finaliser de la musique. Depuis, j’ai simplifié mon protocole, car non seulement je sais mieux écouter avec l’acquisition de meilleures méthodes, avec par exemple des écoutes référencées, mais aussi je peux mieux entendre, avec notamment les câbles Asterope, seuls câbles qui ont le droit d’être utilisés chez moi (j’ai l’air de plaisanter, mais ceux qui sont passés chez moi savent comme je ne rigole pas avec les câbles). Entre ces deux évolutions très technicotechniques, vient se glisser un autre progrès, certainement pas le moins important : ma musicalité. La musicalité, c’est ce qui fait comprendre ce qu’est la musique, ce qu’est un style, comment un instrument peut/doit sonner, ce qui est rassurant et ce qui est dangereux. Si on ne sait pas reconnaître un stimulus, à quoi ça sert d’avoir un système d’écoute performant qui délivre des informations qui n’apparaissent pas sur notre radar ? C’est comme avoir un microscope devant ses yeux fermés (je suis tellement doué en métaphores).

Traitement acoustique sommaire : des petits effets
pour beaucoup d’efforts

J’ai l’ambition de rester constamment dans une dynamique de progrès, de découverte, de remise en question, comme tous les passionnés lucides. C’est pénible mais il le faut pour être plus heureux dans des meilleurs choix qui coûtent moins de temps et d’énergie. J’ai révisé des approches, je peux encore les faire évoluer, mais je ne veux pas réviser mon matériel sans l’exploiter complètement, je ne pense pas que ce soit pertinent. Les acousticiens sérieux disent que le lieu d’écoute compte beaucoup plus qu’on veut bien le croire, à tel point que changer les enceintes de monitoring ne sera jamais vraiment la solution la plus satisfaisante, mais juste une fuite perpétuelle du même problème de résonances pourries de son lieu d’écoute. Si on oublie qu’on a un environnement d’écoute qui sert de véhicule au son qui sort de nos enceintes, on ne pense évidemment qu’à acheter du matériel « plus performant ». J’ai assez révisé mon matériel, il est temps de penser à mon environnement d’écoute, que j’ai délaissé pendant… toujours. Bien sûr, on ne peut pas égaler des conditions d’écoute parfaites (ou presque) de lieux qui ont bénéficié de gros traitements acoustiques, mais on peut essayer de compenser un peu les caractères de nos pièces d’écoute hors-de-contrôle. Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas avoir la perfection qu’il ne faut pas la viser pour faire de son mieux, vraiment de son mieux.

Amour, chance, argent : Sonarworks est la solution

Il y a eu le Black Friday, je me suis lancé : Sonarworks vendait son kit micro + logiciel Reference 4 à un petit prix. J’aurais très bien pu prendre l’équivalent chez IK Multimedia, le concurrent direct, qui a son propre kit micro + Arc 2. Sonarworks est le leader en la matière depuis plus longtemps. Néanmoins, IK Multimedia semble devenir un challenger de plus en plus sérieux. Si je fais mon fifou, peut-être que je me le procurerai. Pourquoi un micro avec le logiciel ? Le micro livré est optimisé pour que le logiciel puisse savoir précisément les courbes de fréquences à corriger, car c’est ça le principe : une correction est un EQ. Mais pas un EQ « comme on aime bien subjectivement ». Le but est de se rapprocher autant que possible d’une écoute neutre. Et vous savez quoi ? Tous les studios traditionnels ont ce type de corrections. Les enceintes qu’on y voit sont merveilleuses, toutes les machines sont des bijoux, les pièces sont traitées acoustiquement, mais il y a toujours besoin d’une petite correction en plus. Mais ces studios n’utilisent pas ces logiciels « tous publics », on aurait pu s’en douter.

« Moins de devinettes, plus de confiance, moins de temps pour les ultimes finalisations, le même son partout où vous êtes, focalisation sur la musique et pas votre matériel »


On peut lire ici ou là qu’à ces prix « réduits », ces logiciels ne font rien de miraculeux. Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas avoir la perfection qu’il ne faut pas la viser pour faire de son mieux, vraiment de son mieux. Je sais, je me répète, mais sur internet il y a beaucoup trop de propos négatifs tenus par des « sachants toxiques ». Alors j’essaye de contrebalancer tous ces pessimismes, frôlant la malveillance, qui peuvent parfois aller jusqu’au mensonge avec des caricatures fatalistes. « Ah, on va tous mourir un jour, à quoi cela sert-il de chercher à faire quoi que ce soit grmmmblblblbl ».

« Sonarworks : le son en noir et blanc » euh « sans couleur » euh « enfin de la musique délavée ».
J’aurais mal compris ?

En tout cas, niveau marketing, Sonarworks fait très fort avec un packaging très « feel good » qui semble nous dire « c’est bon, on est là, tout va bien se passer maintenant ». Quand j’aurai fait des tests concluants, je posterai un nouvel article pour vous en parler.

Des autocollants ! Cool ! Ouais, le micro de mesure aussi…
Mais les autocollants, tout de même !

PS : Rudi, reviens, tu me manques bro.

– Enzo