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Les nouveautés de Distribution-TQIDr : des pages à petits prix et des solutions gratuites

Cet été, plusieurs changements arrivent au niveau de la distribution digitale avec The Queen Is Dead Records. Voici les premières nouveautés, ça va sûrement vous intéresser !

Des pages pour vos sorties

https://www.tqidr.com/moz

Les autres distributeurs le proposent à l’intérieur de leurs offres et ce n’était pas encore proposé par The Queen Is Dead Records : la linkspage, le lien hyperfollow, le smartlink ou, tout simplement, la page de liens.
Certains artistes créent leur propre page de liens en collectant eux-mêmes les liens sur les plateformes qui les intéressent le jour de la sortie. Se débrouiller tout seul est plus contraignant mais c’est gratuit. Si vous voulez une page propre et pratique à partager notamment sur les réseaux sociaux, c’est exactement ce qu’il vous faut.
Un autre avantage de ces liens, c’est qu’ils sont très courts :
tqidr.com / + 3 lettres, donc très facile à mémoriser.
>>> Prix : 2 euros par sortie

Des pages publiques pour vous / votre groupe

https://www.tqidr.com/toomanyjacks

Tout le monde n’a pas de site web, et quand en plus on est mis à la porte par son distributeur digital (coucou Spinnup) qui nous proposait une page publique d’artiste, on se retrouve bien embêté.
La page publique d’artiste de The Queen Is Dead Records est construite de la manière suivante :
– votre nom d’artiste ou de groupe
– quelques liens-clés (réseaux sociaux, Spotify…),
– votre plus belle photo
– un descriptif voire un historique (pas trop long)
– et votre plus belle vidéo.
Simple et efficace.
>>> Prix : 3 euros par artiste/groupe

Beatport

Jusqu’à aujourd’hui, la distribution de musique vers Beatport était en option gratuite pour les musiques électroniques et seulement elles. Et ça nécessite quelques manœuvres. Il vous faut :
– fournir une image carrée de 3000×3000 pixels de votre label (label, au sens d’entité regroupant plusieurs groupes ou au sens d’étiquette/marque du groupe ou artiste indépendant)
– n’avoir AUCUNE musique distribuée par un autre distributeur digital, car apparemment Beatport ne comprend qu’un seul intermédaire par label. En cas de distribution par un autre distributeur digital, vous devrez rapatrier toute votre musique chez nous.
Si vraiment vous aimez Beatport très fort et que vous êtes prêt à faire tous ces efforts, je vous aiderai avec plaisir. Mais pour moi, cette plateforme a un gros point faible : les prix sont très gonflés, alors que vous avez probablement des prix plus petits sur Bandcamp.
>>> Prix : 2 euros pour la création d’un label Beatport

PAYER, PAYER, TOUJOURS PAYER

La distribution digitale par The Queen Is Dead Records propose des petits tarifs incompressibles. Et vous êtes forcément d’accord. Les autres distributeurs coûteront toujours plus cher, même si vous prenez toutes les options payantes de The Queen Is Dead Records.
Les pages de liens ne sont pas indispensables pour avoir sa musique distribuée sur les plateformes donc rien ne vous oblige à en avoir une. Idem pour les pages publiques d’artiste. Pour ce qui est de l’indispensable, tout est compris dans le prix de base. Les conseils et accompagnements par mails restent gratuits. Et certaines nouvelles améliorations seront incluses dans les offres de distribution classique, comme les liens de presaves qui vous seront envoyés par mail, et même pour une première sortie ! Et ça, c’est nouveau, c’est pratique et c’est gratuit.
Au chapitre des améliorations gratuites ajoutées à l’offre classique, il y a aussi la bonne assignation automatique : il n’y aura PLUS JAMAIS de mauvaise assignation de vos œuvres à des artistes du même nom que vous sur Spotify et Apple Music. Il y a eu trop de soucis de ce genre ces derniers mois, et je vous présente encore mes excuses (vous vous reconnaîtrez). Des solutions fiables ont été trouvées. Et d’autres suivront.
Pour finir, je vous rappelle que chaque frais est unique, car il n’y a pas d’abonnement avec The Queen Is Dead Records. Ah si. La seule forme d’abonnement qui existe, c’est votre fidélité et ma loyauté. Donnant-donnant, gagnant-gagnant.

C’est à vous maintenant :
– Si vous avez encore des questions, pensez à consultez la FAQ , mise à jour ce mardi 21 juin 2022
– Je vous invite également à jeter un oeil au nouveau formulaire de transmission de votre musique
– Si vous avez la flemme d’écrire un mail, il y a une boîte à questions en bas de la page d’accueil. Pour ajouter une pièce jointe ou si vous préférez le mail, vous pouvez aussi envoyer vos questions (ou vos félicitations et encouragements !) par mail : contact@distribution-tqidr.com

L.A.

distribution digitale

L’amour est dans le pre-order (ou pre-save, ou pre-add).

Karine Le Marchand aide les français solitaires, perdus, isolés, à trouver l’amour. Et j’ai commencé la distribution digitale avec The Queen Is Dead Records pour la même raison : je veux redonner de l’espoir et aider les musiciens à se sentir moins seuls.
Pour les questions sentimentales, je laisse Karine s’en charger. Ce qui m’intéresse, c’est l’accessibilité à la distribution digitale. Accessibilité de deux natures : les prix de la distribution digitale sont généralement élevés et les informations sur les mécanismes et possibilités sont difficiles à comprendre ou même à trouver.
Cet article est celui que j’aurais aimé lire en tant qu’artiste, et que j’ai dû écrire moi-même, parce qu’il y a beaucoup de flou et de confusions entre ces trois notions que sont le pre-order (précommande), le pre-save (préenregistrement) ou le pre-add (préajout).

Des explications difficiles à trouver

Avant de démarrer la distribution digitale avec The Queen Is Dead Records, la plupart des articles explicatifs que je consultais se trouvaient sur des sites de distribution digitale, comme Distrokid, TuneCore, CD Baby… Quand on cherche des vérités générales, cela peut être un petit peu gênant puisqu’ils expliquent leur fonctionnement-propre.
Chaque structure peut avoir des fonctionnements différents en interne, et présenter une réalité floue pour assurer qu’ils se chargent de tout (inquiéter puis rassurer : là, Karine agiterait le red flag du pervers narcissique), ou présenter une réalité contestable au travers de leurs biais techniques subjectifs. Néanmoins, les règles générales sont les mêmes pour tous.
Bien connaître ces règles permet de ne pas céder ses euros au premier dont on comprend (ou croit comprendre) les explications. En outre, bien comprendre le fonctionnement-propre d’un distributeur digital donne une visualisation claire de son champ d’action, et de ses limites (Ne croyez pas sur parole les beaux-parleurs qui roulent des mécaniques, Karine ne le sait que trop). C’est sur ce point précisément que vous devriez faire votre choix.

Anticiper, pour gagner du temps mais pas que

L’accessibilité avant la date (pre-order, pre-save, pre-add) n’est pas une fonction par défaut, et nécessite une demande explicite auprès de son distributeur digital.
Ces outils de préparation de sortie servent à donner le temps aux artistes ou labels de développer l’intérêt de leur communauté et cultiver la curiosité du marché avant une sortie. Prendre les gens par surprise, c’est prendre le risque qu’ils ne soient pas prêts, qu’ils reportent à plus tard l’écoute ou l’achat, et finalement n’écoutent pas votre musique.
Organiser un rendez-vous ne nécessite pas un engagement de leur part, mais sème déjà une petite graine à arroser de relances qui peut pousser et fleurir sans grand effort (Karine vous le confirmera, les petits efforts quotidiens valent mieux que de trop rares coups d’éclat).
Le jour de la sortie, les gens seront peut-être occupés, auront oublié que c’est le jour-J. Mais ceux qui auront réalisé une action anticipée (un « pre-quelque chose ») auront la musique prête à l’écoute chez eux, à portée d’oreille. Toute action de ces auditeurs engagés (fans) aura déjà été effectuée et sera comptabilisée dans vos statistiques. Avoir de bonnes statistiques dès le premier jour permet de flatter l’algorithme et d’être potentiellement mis en avant dans les actualités de sorties du jour sur la plateforme concernée (faire bonne impression dès la première rencontre peut aider, même si Karine a déjà vu d’étonnants retournements de situations). Bon, merci Karine, maintenant tu me laisses expliquer.

Capture d’écran du 6 mai 2022 : cet EP de Dreamer n’est pas encore disponible sur Amazon, mais vous pouvez le précommander.

Pre-order (précommande)

C’est quoi ? – La précommande, c’est l’achat avant la sortie. Vous connaissez déjà le principe : les gens payent, et reçoivent automatiquement un lien de téléchargement par mail le jour-J ou le CD physique dans leur boîte aux lettres dès qu’on approche du jour J.
Comment faire ? – Avec le pre-order, votre single/EP/album est visible sur la plateforme Amazon dès que votre musique leur est transmise. Amazon fait le boulot et génère automatiquement une page de produit avec un bouton « précommander ». Vous n’avez donc rien à faire. Et ça c’est beau.
Bonus – En remerciement, vous pouvez remettre à vos acheteurs une « instant gratification » : pour chaque pre-order, vous pouvez paramétrer un titre à envoyer en avance, dès le paiement. La loyauté, ça se remercie !

Pre-save (préenregistrement)

Quelle différence ? – Point de pre-order/pré-achat/précommande pour une plateforme d’écoute en streaming car vous n’achetez pas de musique en streaming. C’est un modèle économique d’abonnement et l’utilisateur n’est propriétaire d’aucun fichier.
C’est quoi ? – Ce service propose à votre communauté de glisser votre future sortie dans leur bibliothèque Spotify, Deezer ou Apple Music*. Comme un post-it mais en mieux (sauvons les arbres). ( *voir « Pre-add » pour Apple Music)
Comment faire ? – Contrairement à Amazon qui génère des pages automatiquement pour les musiques qui vont sortir, les plateformes de streaming ne proposent aucun bouton « pre-save ». Ce n’est pas non plus votre distributeur digital qui s’en charge. Il faut passer par des sites tiers pour générer une page « d’avant-sortie » avec un bouton pre-save : Feature.FM, Linkfire ou ToneDen. Vous aurez juste besoin du code UPC de votre sortie. Votre distributeur digital vous donnera cette information si jamais elle n’était pas trouvable sur votre compte utilisateur.

Pre-add (préajout)

Quelle différence ? C’est le « pre-save » d’Apple, c’est exactement le même principe mais Apple veut utiliser son terme juste pour faire son intéressant, comme d’habitude quoi.
Comment faire ? – Pour activer Apple Music dans le « pre-save », il faut juste au préalable choisir (au moins) un titre de remerciement (« instant gratification track ») qui sera accessible pendant la période de pre-save/pre-add. Contrairement à Amazon, pour qui c’est une possibilité, le morceau de remerciement à l’achat est impératif pour le pre-add d’Apple Music. Le pre-add est un pre-save d’Apple avec de la musique à écouter en avance (au moins un titre et au maximum 50% du contenu total).

Désormais, vous savez tout ce qui est possible avec la distribution digitale.
– Si vous avez encore des questions, pensez à consultez la FAQ .
– Je vous invite également à jeter un oeil sur le formulaire de transmission de votre musique avec les informations à fournir, pour vous faire une idée de ce que requiert une distribution digitale.
– Si vous avez la flemme d’écrire un mail, il y a une boîte à questions en bas de la page d’accueil . Pour ajouter une pièce jointe ou si vous préférez le mail, vous pouvez aussi envoyer vos questions (ou vos félicitations et encouragements !) par mail : contact@distribution-tqidr.com
– Enfin, si vous voulez vous inscrire à l’Amour est dans le Pré : lamourestdanslepre@m6.fr

E.C.

Non classé

La distribution digitale et The Queen Is Dead Records

The Queen Is Dead Records a ouvert son service de distribution digitale à tous les artistes le 1er septembre 2021. Avant cela, le label s’occupait uniquement de la distribution digitale de ses propres artistes.
Avant de basculer dans un nouveau cycle, j’ai voulu regarder ce que donnaient les statistiques de streaming pour les sorties du label (avant de recevoir des statistiques de flux hybrides, mi-label / mi-hors label). Et je ne trouve pas inintéressant de vous faire part d’une petite analyse de nos chiffres du streaming de 2021.


Spotify wins

Spotify croque Apple

Les services de streaming d’Apple (Apple Music + iTunes) ne sont pratiquement pas sollicités (11%) si l’on compare avec Spotify (89%) qui est l’énorme leader du marché (pas seulement pour la musique distribuée par TQIDr). Voilà, pas grand chose à dire de plus sur le sujet.

Des pics

Un relief inattendu

The Queen Is Dead Records est un petit label indépendant (un microlabel, même). On part de bas, on est petit, on est modeste. Donc les « pics » ne représentent pas des valeurs délirantes, mais des événements ponctuels notables, qui ne représentent pas des tendances.
Il y a des gros pics dans certains pays, et aucun pic mais juste des vaguelettes dans d’autres (la majorité). Les vagues visibles de taille régulière montrent une activité certes petite néanmoins constante en Turquie et au Brésil. On verra plus loin dans l’article pourquoi ces pays sont placés si haut.
Le graphique montre juste les pays où il y a le plus d’activité, il ne faut pas oublier les dizaines d’autres pays dont les petits scores locaux sont négligeables mais dont les cumuls ne représentent pas rien. Les vaguelettes sont des formes conventionnelles auxquelles on pouvait s’attendre. Intéressons-nous aux pics.

L’influence des playlists

Les pays qui écoutent soudainement la musique de The Queen Is Dead Records

En mars (A), fin avril-mai (B) et septembre (C), ces pics coïncident avec l’intégration d’un même titre dans une nouvelle playlist Spotify (le pic de fin août est différent et sera traité plus tard dans l’article). En l’occurrence il s’agit d’ « All Flowers in Time Bend Towards the Sun » de Lorène Aldabra et Enzo Clark (votre serviteur).
Sans avoir rien fait de spécial (aucun démarchage de curateur de playlist), des playlists fleurissent dans différents pays : les USA (A), la France (B) et le Royaume-Uni (C). A chaque intégration dans une playlist, un boum et puis ça retombe. Mais ça ne retombe jamais au flux précédent.

Transitoires et résonances des flux

L’évolution des streams pour un titre playlisté. En bas : des pics suivis de nouveaux plateaux

Les lectures journalières du titre sont en croissance, pratiquement X 2 en un an. On remarque qu’il y a deux temps lors d’une intégration dans une playlist : une transitoire et une résonance. Chaque nouveau playlistage a engendré une légère hausse des écoutes quotidiennes, un renivellement du plateau moyen des écoutes. Ce qui peut être expliqué de manière simple : a priori il s’agit du cumul des lectures des précédentes playlists avec les nouvelles. Normal d’en avoir de plus en plus. Sauf qu’aucune des playlists ne semble s’essouffler en terme de streaming pour le titre en question. La pérennité d’un morceau est un vrai coup de chance. Et la courbe semble totalement décoller en août. A suivre !

Superpic

Le pic d’août qui ne doute pas

Ce n’est pas l’intégration d’une énième playlist pour « All Flowers in Time Bend Towards the Sun » qui est à l’origine du pic en août, il se passe quelque chose en août : la sortie de « 6 Minutes et 26 Secondes » de The Burmese Days. Le single du groupe est sorti le 26 août, et en une poignée de jours on a frôlé les 1000 lectures. Je n’ai jamais vu ça. 99% des écoutes venant de France, on peut penser qu’il s’agit de la communauté du groupe qui a sauté sur le premier single du groupe après le confinement. Mais ce morceau, tout comme les autres, voyagera. Il y a déjà eu une écoute en Malaisie, par exemple.
A suivre !

Les pays

Total des écoutes streaming pour chaque pays depuis la création de The Queen Is Dead Records

Tout ces chiffres concernent les artistes du label de The Queen Is Dead Records, avec un petit penchant vers les musiques électriques pop, et un peu d’électro. Le style est sûrement un paramètre (un parmi d’autres) expliquant le top 3 des pays ayant le plus écouté les musiques du label.
La France est en tête (une fois n’est pas coutume #ChampionsDuMonde), c’est normal car TQIDr est un label français. Les USA et le Royaume-Uni suivent, mais les statistiques d’ « All Flowers In Time Bend Towards the Sun » dans ces pays pourrait fausser les tendances. En effet, le morceau représente respectivement 61% et 55% du total pour ces deux pays. Pire/mieux, pour le Brésil, 82%. Pour la Turquie, 88%. Autant dire que ces pays seraient loin derrière sans ce titre « à succès ». Au contraire, il ne représente que 3% des écoutes en France. Nul n’est prophète en sa patrie.


Que garder comme enseignements de cette analyse ?
Sans « All Flowers In Time Bend Towards the Sun« , les chiffres internationaux seraient plus petits, et il n’y a pas eu de ruissellement puis qu’aucun des autres titres de l’album dont il est issu n’a bénéficié de la moindre playlist, ou d’un quelconque dopage statistique. Depuis janvier 2017, ce titre a eu 22 777 streams, et le deuxième meilleur score dans cet album a eu 372 streams. C’est donc un succès (relatif) isolé. Néanmoins ce titre a permis au label de gagner 115 euros. Ce qui fait une moyenne de 0,005 euros par stream (les comptes Spotify payants rapportent un peu plus que ceux qui utilisent le service gratuitement en se tapant les grossières pubs non-ciblées entre les morceaux).
Il y a deux choses à retenir :
– les playlists sont des boosts qui permettent de développer exponentiellement ses statistiques, et qu’il est vraiment intéressant de démarcher des curateurs, chose que je ne commence à faire que depuis un petit stage récent chez Guil’s Records (page Facebook).
– Spotify rémunère peu, et c’est plutôt normal si on ne fait rien pour étendre son « audimat ».
En fait il y avait une seule chose à retenir : prenez le contrôle de vos outils de communication et stimulez les streams de vos musiques !

E.C.