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« This is Anfield », nouvel hymne de Liverpool par Douglas Hinton

Le lundi 17 octobre dernier, à l’occasion du match Liverpool – Manchester, George Sephton (le speaker du stade d’Anfield à Liverpool) a diffusé « This is Anfield », l’hymne écrit par Douglas Hinton en l’honneur de son club de foot fétiche. Manch… Liverpool.
Pour l’occasion, c’est une version alternative du titre qui a été envoyée par CD à George, qui avait suggéré l’ajout d’une basse afin de donner une meilleure assise au morceau. Le gaillard connaît parfaitement les caractéristiques acoustiques de son stade, ça fait 45 ans qu’il y travaille tout de même.
js44108122Il y a quelques jours, Rigobert Song, ancien joueur mythique de Liverpool, a été victime d’un AVC. En signe de soutien, Douglas reversera l’intégralité des fonds récoltés à la Stroke Association (https://www.stroke.org.uk).

Apportez votre contribution (à partir d’un euro) sur le bandcamp de Douglas. Cette version de « This is Anfield » est également désormais disponible sur Spotify, Deezer, iTunes, et toutes les autres plateformes streaming. La pochette est l’œuvre de Madows à partir d’une photo de Rachel Saddedine.
dg2L’album « Start Anew » de Douglas Hinton est toujours uniquement sur bandcamp, pas encore sur les plateformes de streaming. Achetez le CD au format physique, pour une fois ! 🙂

Pour connaître l’actualité de Douglas et la date de ses prochains concerts, n’oubliez pas de suivre sa page Facebook !

E.C.

Label, Laboratoire musical, Project studio

Bouche Pute – « Kintsukuroi (23:23) » (sortie le 22 juin 2016)

Il y a quelques semaines sortait le premier clip de Bouche Pute réalisé par le talentueux Tom Spianti. « Je Sais » est le tout premier titre avec lequel est né le projet. La version musicale du projet, plus précisément. En effet, au départ il s’agissait d’un projet d’écriture de nouvelle. Rachel a déclamé un texte, que j’ai ensuite redisposé sur une boîte à rythme. L’alchimie évidente nous a donné envie de continuer, dans le même esprit.
Rachel se lance alors dans une nouvelle approche de l’écriture, avec la précieuse aide d’Hélène Guyon.

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Deux ans après le début du travail, voici donc le premier EP de Bouche Pute, « Kintsukuroi (23:23) ».
Avant de devenir la plume et la voix de Bouche Pute, Rachel est photographe et est à l’origine de toutes les photos du groupe, ainsi que de la pochette, avec le génial logo de Madows. Pour les photos avec Enzo (votre serviteur), elle a été assistée par la délicate Rika Bitton au maquillage et à la coiffure.

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1. Je Sais
2. Emma
3. Impression de Déjà-Vu
4. Les Bêtises
5. Not a Robot
6. Il n’y a pas d’amour heureux.

L’EP est disponible sur iTunes, DeezerBandcamp, Soundcloud… Et bientôt Spotify.

E.C.

Collectif, Label

2016, une année de reprises : TQID #4 / « All is Full of Love » – Björk

« All is full of love », dernier morceau de l’album « Homogenic » de Björk, est en âge d’être à l’université. Sorti en 1997, il a déjà 19 ans. Cette reprise du mois est l’occasion de revenir sur une chanson dont le titre d’apparence un peu hippie contient un peu plus de profondeur qu’il n’y paraît.

J’ai découvert ce morceau très tard, vers 2010 seulement. La musique de Björk avait toujours été trop raffinée et dans la nuance pour qu’elle ne réussisse à me toucher. Et jusqu’à 2010, grosso modo, j’étais plutôt fermé. Mais on évolue. Comme tous les gens de ma génération nés dans les années 80, j’avais entendu parler de Björk pour la première fois lors de la sortie de son tube planétaire « Bachelorette », en 1997. A l’époque, j’avais trouvé ce morceau quelconque, pas du tout surprenant. A 13 ans, je me disais que Björk était surévaluée (la modestie adolescente). Je l’ai redécouverte quelques années plus tard, sur Arte, grâce à « Dancer in the Dark », film musical conceptuel dans lequel elle avait le rôle principal. Et là, j’ai compris à qui j’avais affaire. Son duo avec Thom Yorke, idole de mes jeunes années, acheva de me convaincre de sa qualité artistique. En plus, Wikipedia nous apprend qu’elle a fait partie d’un groupe qui s’appelait, Tappi Tikarrass, « Botte le cul des putes » en islandais. Cette femme est folle. Je ne pouvais que l’adorer.

« All is full of love » est né dans le cerveau de Björk lors d’un ibérique printemps de 1997. Elle venait de passer 6 mois à la montagne, à Malaga, et commençait à ressentir un profond sentiment de solitude. « Je venais de passer un hiver assez difficile. Par un matin de printemps, je me promenais dehors et les oiseaux chantaient ‘Le printemps est arrivé‘ ! J’ai écrit et enregistré la chanson en une demie journée. Ça s’est fait tout seul, tu vois le genre : tu es juste trop têtu, ne sois pas stupide, il y a de l’amour partout. »
Quelle poétesse, cette Björk. Elle pourrait même faire de la poésie en parlant des composants électroniques d’une télé. D’ailleurs, elle l’a fait :

Cette chanson est un hymne à l’amour. Pas celui entre deux personnes, mais à l’amour qui ne se dissocierait pas de la Nature, de Dieu (le terme importe peu), et qui se trouve partout où il y a de la vie. Björk est une hippie, n’oubliez pas qu’elle a grandi avec sa mère dans une communauté hippie, c’est du sérieux cette affaire. Cette chanson est un encouragement pour tous ceux qui pourraient perdre foi. On te donnera de l’amour, on prendra soin de toi, on te donnera de l’amour, il faut que tu aies confiance. C’est une chanson qui dépasse, voire contredit la reprise de mars, « I Want To », qui est plutôt un hymne à l’amour adolescent et capricieux (même si ça parle d’une relation avec un chat). Je te veux tellement. Tu me manques tellement. Je veux revenir à la première fois, le premier lieu. Il me semblait donc assez drôle de refaire intervenir Rachel à la voix, mais avec des intentions bien différentes, plus apaisées.

Vous pouvez trouver le morceau sur Bandcamp et Soundcloud.

E.C.