Label, Project studio, Témoignage

2016, une année de reprises : TQID #12 / « Killing in the name » – Rage Against The Machine

Point de chanson de Noël, on termine cette année de reprises de manière engagée et ambitieuse, avec trois invités, le record pour cette année ! Tout le monde a enregistré séparément, on ne savait pas où on allait, chacun a fait de son mieux avec mes quelques conseils, et finalement le résultat a été une grosse surprise.

J’étais en fac d’anglais, et les exposés à faire pendant les heures d’expression orale nous permettaient de parler à fond de nos passions. J’avais choisi de faire une rétrospective intégrale sur Radiohead, l’historique du groupe, son parcours et l’évolution de sa musique. Un camarade avait fait une analyse littéraire de « The End » des Doors, motivant au point de me faire acheter un best-of du groupe. Et un autre a parlé de « Killing in the Name » de RATM (« Rage Against The Machine »). Même si à l’époque j’en étais resté là, ce titre me semblait génial, même s’il était éloigné de ce que j’écoutais à l’époque. Ce titre m’a marqué. Voilà donc une raison de l’inclure dans la liste des reprises à faire !

Cette fois, j’ai été un peu fainéant. J’ai demandé à Lionel (grand gourou électro-basso-guitaristique de The Wishing Machine et de Lorène Aldabra) de s’occuper des guitares. Quand il m’a expliqué qu’il avait utilisé une guitare électrique sans passer par des micros magnétiques, je n’ai rien compris. Et puis il m’a montré des photos, et là je suis tombé sur le cul. Pour faire simple, un micro posé sur la caisse attrape les vibrations de la guitare, et les restitue dans le VG-8 de Roland, qui peut émuler des guitares et des amplis. Et ça existe depuis les années 90 ce truc. Je suis encore sur le cul. Le son était complètement exploitable en plus, merci pour la découverte technique !

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Au niveau des voix, Amandine s’est proposée, et c’était l’occasion de tenir ma promesse. Je l’ai connue en 2016, j’ai été son coach vocal pour l’aider à préparer une épreuve de chant devant jury. J’étais emballé par son grain naturel et sa rigueur. Après plusieurs mois, elle arrêté de fumer, et sa voix est encore plus affirmée. En plus, pour la petite histoire, une fois j’ai cru reconnaître sa voix alors qu’en fait c’était Christina Aguilera. Bref, c’était facile avec Amandine ! Aussi facile qu’avec Felix, le sosie vocal de Freddie Mercury. Sans déconner hein. On m’avait fait écouter ses prestations sur l’application de karaoké de Smule, j’étais bluffé. Devant le micro, 100% détente, sa palette technique est vraiment large et pourtant ça fait une éternité qu’il ne travaille plus sa voix. Le mec.
Ça ne va pas se passer comme ça, vous, on vous retrouvera l’an prochain pour les covers de 2017.

Vous pouvez trouver le morceau sur Bandcamp et Soundcloud.

E.C.

Collectif, Label, Project studio

2016, une année de reprises : TQID #10 / « Il Pleut » – Emilie Simon

Il y a 10 ans exactement, en octobre 2006, une amie m’a dit « écoute Emilie Simon, c’est bien ». Au pire, si ce n’est pas bien, je n’aurais rien perdu. Sauf du temps.
Sexiste et anti-français que j’étais à l’époque (en musique seulement hein), je me lance dans ma première écoute. « Désert ». Les paroles me laissent sceptique, la progression des accords n’est pas inintéressante. Mh. Cette amie m’a envoyé une autre chanson. Déjà, le titre ne m’emballe pas. « Il Pleut ». Allons bon, après avoir parlé du désert, voici qu’elle parle de la pluie, quelle originalité. Elle a fait des études de géologie ou quoi ?
Et finalement, oh oui, quelle originalité ! Et il fallait le faire pour m’étonner.

Voilà, « Il Pleut » était devenue ma chanson française préférée (et dans mon top 50 personnel). En bon Breton que je suis, tout naturellement je me reconnaissais dans les paroles… non, je plaisante. Les percussions sont très singulièrement organiques, les synthés sont naïfs et purs, peut-être pas cheap mais au moins rétro. Le morceau a une couleur vraiment unique, et c’est ce qui en fait pour moi un morceau majeur de ma playlist.
J’en avais enregistré une version il y a un peu plus de deux ans, pour tester du nouveau matériel :  un micro voix, un Shure PG42, très très précis dans les contours et les hautes fréquences (je recommande !) ; et un ampli guitare fraîchement acquis d’occasion, un Peavey Bandit 112 dont j’avais déjà grillé autrefois un modèle de taille inférieure (je trouve que sa sonorité casse moins les oreilles qu’un ampli Fender) (je parle pour les amplis à transistors). Cette reprise avait un potentiel. Cette année, j’ai décidé de la déterrer et de la retravailler avec Jennifer au saxophone pour sortir cette reprise qui traînait au fond d’un tiroir.14813616_1266504000047760_958538499_nJ’ai rencontré Jennifer à la fac d’anglais en 2002 (mon dieu, que je suis vieux). La vie a fait qu’on s’est perdu de vue, puis on s’est retrouvé grâce à Mark Zuckerberg en 2010. J’apprends qu’elle fait du saxophone. Je garde l’info dans ma tête. L’an dernier, je fais un saut par chez elle, au pays de l’huître, et on tente les premiers enregistrements de saxophone (pour un autre titre que la chanson d’Emilie Simon) avec ce fameux micro PG42, sur un pied de micro. Au départ un peu intimidée par son premier enregistrement, elle apprend à dompter son trac. Mais la prise de son ne me satisfait pas totalement, et je mets tout ça de côté.
14799913_10153965836621787_340609735_oCette année, Jennifer décide de faire les choses en grand et de se procurer une carte son et un micro fait pour le saxophone, qui s’accroche au bord du pavillon (bien plus pratique !) qu’elle va rentabiliser en devenant ma saxophoniste récurrente (elle est obligée maintenant). Elle s’est mise à Mixcraft 7 (le Protools-like de ceux qui sont malins) pour enregistrer et manipuler les pistes. Avec beaucoup d’abnégation, elle a réussi à déjouer les problèmes de drivers et de périphériques pour m’enregistrer de très belles pistes très propres avec lesquelles j’ai pu travailler avec beaucoup d’aisance. Merci et bravo à elle !

Vous pouvez trouver le morceau sur Bandcamp et Soundcloud.

E.C.

Collectif, Label, Project studio

2016, une année de reprises : TQID #9 / « Come As You Are » – Nirvana

Ce 24 septembre, nous fêterons les 25 ans de Nevermind, l’album de Nirvana qu’on ne présente plus. Aujourd’hui, 22 septembre 2016, nous fêtons l’anniversaire d’Imane El Halouat, qui est une lady dont nous tairons évidemment l’âge. Non pas qu’elle soit spécialement vieille, mais peut-être voudra-t-elle garder cette information secrète dans quelques années, quand elle sera trentenaire. Dans 9 ans.

Le monde est petit, surtout pour les gens qui sont en mouvement, voire hyperactifs, dans leur domaine. C’est le cas d’Imane, que j’ai rencontrée par l’intermédiaire de Jimmy, camarade bassiste de Blue Chill, mais dont j’aurais pu faire la connaissance via Yassine Benslimane, ancienne voix du groupe The Basement qui sévit au Maroc depuis quelques années et qui avait atterri sur mon (sky)blog il y a quelque chose comme… 10 ans. Et Yassine la connaît aussi. Pour la petite histoire, j’ai rencontré Jimmy grâce à sa sœur qui avait atterri également sur mon (sky)blog. Je dois ma vie sociale à ce blog, ma parole. Et bientôt tout le monde connaîtra tout le monde, aussi. La planète compte 200 habitants.

Imane est une musicienne prolifique qui enregistre et mixe ses morceaux elle-même dans des conditions terribles : avec le micro et la carte son internes d’un ordinateur portable. Et elle arrive à en tirer de superbes résultats qu’elle publie sur son Soundcloud.

Fasciné par ce qu’elle est capable de faire avec peu de moyens, je décide donc de lui proposer de participer au grand projet des reprises du mois. On parcourt nos playlists respectives, à la recherche du morceau qui pourrait nous convenir à tous les deux. Elle me propose des titres intéressants mais le principe de la reprise du mois est de choisir un morceau qui représente quelque chose pour moi, auquel est rattaché un souvenir personnel. Oui, c’est un projet mégalomane, complètement, j’avoue. Notre choix s’arrête sur « Come As You Are » de Nirvana, qu’elle a déjà repris avec un camarade à elle. Je décide donc de partir de leur reprise pour imaginer la nôtre.

Par réflexe, je commence avec le piano, puisque le morceau n’a été que trop joué à la guitare dans les années 90. C’était la classe à l’époque, quand tu étais débutant, de jouer les premières notes de « Come As You Are ». Je ne faisais que du piano à l’époque, donc je n’avais pas la classe, je regardais juste les apprentis guitareux glorieusement exécuter la montée et la descente chromatiques entre la deuxième case et la corde de mi à vide. Alors je me suis fait plaisir dans cette version, avec un solo de piano au milieu, parce qu’il n’y en a toujours que pour la guitare, et y’en a marre, quoi, hein.

Vous pouvez trouver le morceau sur Bandcamp et Soundcloud.

E.C.